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Le plus grand producteur de nickel au monde, l'entreprise russe Norilsk, construit sa propre flotte de cargo pour profiter de la fonte des glaces polaires. Photo: Bloomberg
Le Canada doit prendre conscience de l’importance stratégique de l’Arctique et du monde circumpolaire, soutient une étude du Conseil International du Canada.
Arctique : la Russie passe à l’offensive
L’organisme déplore que «le Canada est à peine conscient de l’existence du monde circumpolaire, une région propice aussi bien à la coopération qu’à des conflits internationaux».
Et cela malgré l’étendue de la rive canadienne sur l’océan Arctique, la deuxième plus longue après celle de la Russie.
«Nous ne sommes pas prêts à tirer parti des possibilités offertes par l’Arctique ni vraiment prévenus des menaces qui se profilent à l’horizon des changements climatiques», précise Franklyn Griffiths, auteur de l’étude.
Il rappelle que le Canada a abolit le poste d’ambassadeur des affaires circumpolaires et renoncé à mettre en œuvre le volet nordique de la politique étrangère canadienne.
«Si le Canada ne prend pas sans délai le ferme engagement de développer l’Arctique en tant que région, il risque d’y perdre sa souveraineté et sa sécurité pendant plus décennies», prévient l’auteur.
Il suggère une collaboration avec les autres États du Nord et les peuples autochtones visant l’intendance collective de l’Arctique.
En attendant, un député russe déclarait la semaine dernière que la Russie prévoyait réclamer en 2009 auprès de l'ONU la possession territoriale de l’océan Arctique.
Les fonds marins de la région arctique contiennent le quart des réserves mondiales de pétrole. La fonte devrait aussi permettre l'ouverture de nouvelles voies maritimes commerciales.