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Jeudi 02 juillet 2009
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Le Conseil du patronat du Québec (CPQ) estime que les employeurs ne devraient pas être obligés d’offrir un régime de retraite à leurs employés.
Le CPQ réagit ainsi avec amertume à la proposition de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), qu’il qualifie d’«irréaliste et susceptible de nuire à l’activité économique du Québec».
C’est dans une lettre adressée au ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Sam Hamad, ainsi qu’aux porte-parole des deux partis d’opposition en matière d’emploi, que le CPQ a déploré l’idée avancée par la centrale syndicale.
Trois arguments soulevés par la CPQ
Le CPQ a divisé ses arguments en trois points :
1. La proposition que tous les employeurs aient à verser entre 2 et 4 % de leur masse salariale pour financer l’éventuel régime universel vient à l’encontre d’une des recommandations du Groupe de travail sur l’investissement des entreprises, qui a publié son rapport en mars 2008. Le document, commandé par la ministre des Finances du Québec, conseille d’éviter toute hausse supplémentaire des taxes sur la masse salariale.
2. Plusieurs employeurs n’auront pas les moyens de contribuer à un tel régime de retraite. De ce fait, ils seraient vulnérables face à leurs concurrents d’ailleurs dans le monde.
3. Finalement, la CPQ mentionne que certains employeurs offrent actuellement moins d’avantages sociaux en compensant avec des salaires plus élevés. Ces salaires plus élevés permettent aux employés d’économiser pour leur retraite au moyen de leur régime personnel d’épargne-retraite.
«Irréaliste et impossible» selon la FCEI
Marie Vaillant, directrice des communications de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), est d’accord avec la position du CPQ. Elle qualifie même le projet d’«abusif».
Sans pour autant dénigrer l’importance d’un régime de retraite, la FCEI souligne qu’un tel projet «irréaliste» serait dommageable pour l’économie québécoise.