go

Recherche avancée

Accueil

Accueil >> Industries  >> Gouvernement  >> Détail d'article

Des syndicats partagés face au Budget provincial

Claudette Carbonneau, de la CSN, se dit un peu triste que le gouvernement dépense si peu; Michel Arsenault, de la FTQ, déplore lui aussi le peu de moyens de Québec.

Si elle admet que le plus récent budget Jérôme-Forget contient de bonnes mesures - notamment celles qui favorisent la francisation, l'éducation supérieure, la retraite progressive et le soutien aux régions en difficultés - la présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Claudette Carbonneau, déplore que le gouvernement ait si peu d'argent à y consacrer.

"La plus mauvaise nouvelle, c'est que le gouvernement a dilapidé toutes ses marges de manoeuvre et il s'est condamné à ne distribuer que des miettes", a-t-elle lancé en entrevue.
Mme Carbonneau explique que le gouvernement québécois s'est privé de revenus de 2 milliards $ seulement au cours de la dernière année, en ne récupérant pas le point de pourcentage de TPS libéré par Ottawa.

"Il y a des orientations qui sont un pas dans la bonne direction, mais les montants qu'on peut y consacrer sont tellement minces que ça ne changera pas le quotidien des Québécois et des Québécoises", a-t-elle ajouté.

La plus grande centrale syndicale, la FTQ, est allée dans le même sens. "Le gouvernement vise les bonnes cibles, malgré le peu de moyens disponibles", a commenté le président de la FTQ Michel Arsenault, par voie de communiqué.

La centrale syndicale, qui compte des dizaines de milliers de membres dans les secteurs manufacturier et de la forêt, se dit cependant déçue de ne pas voir davantage d'aide pour les travailleurs de ces secteurs.

Ces organismes voient aussi d'un bon oeil l'accélération de l'amortissement pour le matériel de fabrication et de transformation du secteur manufacturier. 

De son côté, le Front d'action populaire en réaménagement urbain, le FRAPRU, s'est déclaré "outré" de constater que le budget ne prévoit aucune somme pour augmenter le revenu des personnes assistées sociales. Il doute également de l'efficacité des mesures d'incitation au travail présentées, se demandant si "le marché actuel du travail sera réellement prêt à embaucher des personnes (assistées sociales) qui en sont exclues depuis des années".

Pour sa part, la Fédération des femmes du Québec (FFQ) souligne que plusieurs personnes assistées sociales vivent dans des conditions de pauvreté qui nuisent à leur santé, ce qui complique ensuite leur réinsertion sur le marché du travail. A ce titre, la FFQ déplore que les prestations d'assistance sociale ne soient toujours pas indexées au coût de la vie.

Le FRAPRU estime aussi que l'ajout de 2000 logements sociaux annoncé par le budget est "loin de répondre aux besoins des locataires du Québec".

D'autre part, la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) et la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) se sont dites "encouragées" de voir que 227 millions $ en argent neuf seront réinvestis cette année dans le réseau d'éducation postsecondaire, même si seulement 40 millions $ de cette somme sera fournie par Québec (le reste provenant de transferts fédéraux).

Ils rappellent aussi que les universités québécoises souffrent à elles seules d'un sous-financement que la FEUQ évalue à 400 millions $ par rapport aux autres universités canadiennes.

Budget Quebec
Publicité

les affaires.tv

Publicité
Publicité

Liens commerciaux