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Le contexte actuel ne permet pas de taxer la consommation, par le biais de taxes de vente et de tarifs, parce qu'une telle décision aurait un effet négatif sur les dépenses et contribuerait au ralentissement économique, a déclaré jeudi la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget.
La ministre a ainsi pris ses distances d'un principe énoncé dans le rapport du Groupe de travail sur l'investissement des entreprises, présidé par l'économiste Pierre Fortin.
Selon le document, rendu public jeudi avec le dernier budget, il est préférable de taxer davantage la consommation courante que l'investissement.
Même si Mme Jérôme-Forget s'est inspirée de plusieurs orientations du rapport pour des mesures budgétaires, elle estime que taxer davantage la consommation nuirait à l'économie actuellement.
"Dans une situation de ralentissement économique, la dernière chose que vous voulez faire, c'est d'aller hausser les taxes à la consommation, parce que vous voulez précisément que les gens consomment, a-t-elle déclaré lors du huis clos des journalistes précédant le dévoilement du budget. Actuellement, il ne serait pas sage de bouger dans cette direction-là."
L'automne dernier, le gouvernement a rejeté la possibilité de récupérer l'espace fiscal libéré par la réduction de la taxe sur les produits et services par le gouvernement fédéral.
Quant à une éventuelle modification des tarifs, Mme Jérôme-Forget a refusé d'en discuter, affirmant qu'il faut d'abord débattre des vertus et effets pervers de telles mesures avec les partis d'opposition.
La ministre a d'ailleurs reporté la publication, prévue jeudi, du rapport d'un groupe de travail sur la politique de tarification, présidé par Claude Montmarquette.
"Je ne parlerai pas des tarifs maintenant, parce qu'il doit y avoir un débat non politique, non partisan, au Québec actuellement sur ce dossier-là", a-t-elle déclaré.