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Mutation des fusions et acquisitions


Les transactions s’effectuent deux fois plus rapidement qu’il y a un an. Photo: Photos.com

Le volume des fusions et des acquisitions a diminué, mais un nouveau phénomène a fait son apparition avec la crise du crédit : les fusions et acquisitions rapides.

Selon une étude de Towers Perrin réalisée en 2007-2008, les transactions s’effectuent deux fois plus rapidement qu’il y a un an. La durée moyenne entre l’annonce de la transaction et sa signature est passée de 142 jours en 2007 à 80 jours en 2008.

Towers Perrin prédit que ce chiffre devrait continuer de diminuer puisque d’autres transactions seront conclues hâtivement avant la fin de l’année par ceux qui possèdent des liquidités et qui sont à l’affût des occasions disponibles.

Aspects reportés après la signature

Si les transactions se concluent rapidement, c’est que «des aspects importants de la vérification diligente sont pour ainsi dire reportés après la signature», au détriment de la connaissance exacte de ce qui a été acheté, soutient Towers Perrin.

C’est le concept «sauter sur l’occasion» qui prévaut et qui change les processus classiques de fusion et d’acquisition, précise Éric D’Amours, chef en fusions, acquisitions et restructuration chez Towers Perrin Canada.

D’Amours soutient que «la rapidité accrue de ces transactions en augmente les risques», mais que «la menace de surprises potentielles futures représente peu en comparaison avec l’échelle des économies ou la valeur stratégique susceptible d’être atteinte».

Cibles d’acquisitions variées

Les cibles d’acquisitions opportunistes ne sont plus que les sociétés du secteur des services financiers, mais aussi les actifs des industries canadiennes du secteur des produits de base et de l’énergie que les multinationales veulent à prix «exceptionnel».


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