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L’époque où des vedettes peu compétentes siégeaient aux conseils d’administration, tout en étant payées pour faire peu de choses, semble révolue.
De grandes attentes et une plus grande importance du rôle des administrateurs justifient leurs rémunérations élevées et le choix de candidats compétents, selon des experts de la gouvernance.
« Un bon CA est formé de compétences complémentaires, il n’est pas seulement une accumulation de vedettes », explique Robert C. Nadeau, associé dans la firme SpencerStuart. Selon lui, les organisations recherchent de plus en plus des candidats avec des compétences sectorielles complémentaires et de l’expérience à l’international.
Ces critères vont de pair avec le rôle plus grand joué par l’administrateur dans le succès de l’organisation. « Les places sur les conseils sont toujours aussi convoitées, mais maintenant les gens méritent leur argent », soutient Michel Nadeau, directeur général de l’Institut sur la gouvernance d’organisations privées et publiques.
Au sein du conseil, l'administrateur participe à la révision de la vision stratégique de l’entreprise. « Une des principales qualités de l’administrateur doit être l’indépendance d’esprit et le courage », soutient Michel Nadeau. Selon lui, un administrateur doit être capable de remettre en question la stratégie des dirigeants.
Robert C. Nadeau explique que le conseil s’occupe de l’évaluation de l’équipe de direction et de sa rémunération. Il doit accepter ou non la recommandation du comité de gouvernance concernant la rémunération des hauts dirigeants. Pour assumer cette fonction, Robert C. Nadeau précise que le conseil doit être indépendant de la direction.
Il ajoute que la gestion du risque fait désormais partie des responsabilités du conseil, c’est-à-dire l’évaluation des facteurs de risque politique et économique qui peuvent affecter l’entreprise.
Rôle du président du conseil
« Le président du conseil d’administration a un rôle de chef d’orchestre », soutient Michel Nadeau, ajoutant que « le bon fonctionnement du conseil dépend à 50% du président ».
Le président dirige les débats, s’assure que le conseil est bien informé des dernières décisions de la direction et évalue le travail des autres membres. « C’est au président de rencontrer une ou deux fois par année chaque membre pour l’évaluer », explique-t-il.
On recherche en lui la vigueur, l’autonomie et la force de caractère. Il peut agir comme conseiller et confident du PDG, avoir son bureau sur place et y passer quelques jours par semaine. M. Nadeau précise que « les attentes sont grandes, d’où la forte rémunération ».