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Manque de transparence dans les rémunérations


Aux Etats-Unis, la tendance est à beaucoup plus de clarté dans les rémunérations du management et du conseil. Photo : Bloomberg.

Les intérêts des administrateurs peuvent diverger de ceux de l’entreprise.

Il est plus payant d’être administrateur dans une entreprise rémunérant en argent et actions que dans une qui rémunère en argent seulement. L’écart est de 60% : 67 000 $ dans le premier cas, et 38 000 $ dans l’autre.

La moitié des entreprises québécoises recourent à la rémunération partielle sous forme d’actions ou d’unités d’actions différées (UAD : actions fictives ayant la même valeur que l’action réelle, qui viennent à échéance lorsque l’administrateur quitte ses fonctions).

« Le problème avec les UAD, c’est qu’il s’agit d’une forme de paiement cash, qui n’a rien à voir avec des options, qui, elles, présentent un risque si les affaires de l’entreprise vont mal », lance Michel Nadeau, directeur général de l’Institut sur la gouvernance d’organisations privées et publiques, en soulignant que les rémunérations en UAD sont généralement difficiles à trouver dans les circulaires des entreprises.

Du coup, on risque d’assister à un « détournement de priorités », comme dit Michel Nadeau. L’administrateur peut être tenté de ne s’intéresser qu’aux résultats à court terme de l’entreprise, alors qu’il a été élu dans l’optique d’assurer la pérennité de celle-ci.

« Aux Etats-Unis, la tendance est à beaucoup plus de clarté dans les rémunérations du management et du conseil. Espérons qu’elle viendra jusqu’ici », dit Robert Nadeau, associé de Spencer Stuart.

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