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Le pouvoir ambigu du président du conseil


Qui va oser contredire le président du conseil et principal actionnaire ?

Les entreprises familiales souffrent de l’autorité naturelle du président du conseil et principal actionnaire.

Trois administrateurs sur quatre au Québec sont indépendants, « en ce sens qu’ils n’ont pas de relation importante, directe ou indirecte, avec l’émetteur », selon le règlement des Autorités canadiennes de valeurs mobilières.

« Mais la notion d’indépendance est trop floue. Prenez le cas des entreprises familiales, nombreuses au Québec, comme Transcontinental et Power Corp. Croyez-vous vraiment que lorsque le président du conseil et prinicpal actionnaire prend la parole, les administrateurs vont lui tenir tête ? », s’interroge Michel Nadeau, directeur général de l’Institut sur la gouvernance d’organisations privées et publiques.

De plus, seulement 60% des présidents du conseil font l’objet d’une évaluation au Québec, alors que ce taux est de 87% dans l’ensemble du Canada. Ces évaluations visent à déterminer s’ils atteignent les objectifs fixés.

« Mais là aussi, les évaluations ne suffisent pas toujours. Imaginez que l’on fasse une évaluation de Jean Coutu et que celle-ci soit négative, so what? Il est président du conseil et principal actionnaire… », illustre Michel Nadeau.

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