Accueil >> Industries >> Gestion - Management >> Détail d'article
Au Canada, 9% des salariés avouent ne pas travailler assez fort. Photo : Bloomberg.
Les Québécois sont les moins friands des heures supplémentaires au Canada. Ils travaillent en grande majorité 37,5 heures par semaine – le fameux 9 à 5 –, pas plus. Seulement un tiers des salariés québécois ont une semaine de travail qui dépasse les 41 heures.
Se pose alors la question de savoir s’il est vraiment utile pour l’entreprise de voir ses employés faire des heures supplémentaires. Travaille-t-on alors mieux et plus intelligemment?
«Pas vraiment, car cela ne se traduit pas forcément par une augmentation de la productivité», estime Gabriel Bouchard, vice-président, planification stratégique, de Workopolis.
Facteur de surmenage
De plus, 53% des Québécois considèrent que ceux qui travaillent fort subissent beaucoup de stress, parfois au point de souffrir de surmenage. Les trois quarts (72%) des personnes interrogées dans le cadre de l’étude de Workopolis placent l'épuisement au sommet de la liste des principaux indicateurs de surmenage.
Le stress, une vie déséquilibrée, le temps passé loin de sa famille et les longues journées de travail sont parmi les autres symptômes de surmenage ressentis au Canada.
2 baby-boomers sur 5 pensent travailler trop fort
À l’échelle du Canada, le tiers (32%) des employés affirment travailler «trop fort», alors que six Canadiens sur dix (59%) pensent que leur niveau de travail est «adéquat». Seulement 9% avouent «ne pas travailler assez fort».
L'âge est un facteur important, puisque 40% des Canadiens de 50 ans et plus disent travailler trop fort, alors que c'est le cas de seulement 20% des 16-24 ans.
«C’est ce qu’on attend de moi»
Pourquoi certains travaillent-ils si forts? Essentiellement parce qu’ils ont l’impression qu’il est impossible de faire autrement :
> «C'est ce qu'on attend de moi» (51%)
> «C'est la nature de mon travail qui l'exige» (48%)
> «Il n'y a pas assez de personnel» (41%)
> «Je n’aime pas laisser un travail inachevé» (25%)
> «J’en ai financièrement besoin» (22%)
À noter que les femmes ont plus tendance que les hommes à travailler fort pour prouver leur valeur (38% comparativement à 31%), tandis que les hommes sont plus susceptibles de le faire pour faire mousser leur carrière (37% comparativement à 31%).