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S&P/TSX : Jeffrey Rubin se ravise

  • Christine Deslandes
  • 7 juillet 2008

Jeffrey Rubin vient de réduire la valeur cible de l’indice S&P/TSX de 15 200 à 14 300 pour l’année 2008. Photo: Bloomberg

L’économiste en chef de CIBC Marchés mondiaux, Jeffrey Rubin, qui est en train de devenir célèbre pour la justesse de ses prévisions sur le pétrole vient de réduire ses attentes en ce qui concerne la Bourse canadienne.

Les marchés: le TSX est malmené

Évoquant le ralentissement économique et les pressions inflationnistes, M. Rubin se montre moins optimiste à court terme pour la Bourse canadienne. Il vient en effet de réduire la valeur cible de l’indice S&P/TSX de 15 200 à 14 300 pour l’année 2008, ce qui équivaut désormais à une croissance annuelle de 5,9 %. Ses prévisions pour 2009 ont également été réduites de 16 200 à 15 250.

Au cours du premier semestre 2008, la Bourse canadienne s’est montrée plutôt volatile, mais a néanmoins progressé de plus de 4 %. Par contre, depuis le début de juillet, elle s’est repliée de 0,9 %, à 14 010,39.

Le ralentissement économique du principal partenaire commercial du Canada, les Etats-Unis, les pressions inflationnistes provoquées essentiellement par la flambée des cours du pétrole et le resserrement des conditions de crédit comptent parmi les défis que devra surmonter en 2008 et 2009 le marché boursier, a écrit M. Rubin dans une note adressée aux clients de CIBC Marchés mondiaux.

Le prévisionniste vedette a également recommandé aux investisseurs de réduire de 4 % la pondération des actions canadiennes dans leur portefeuille et d’augmenter ainsi les liquidités. Il leur a aussi conseillé d’accroître par 0,5 % la pondération des secteurs de l’énergie et des produits chimiques agricoles en réduisant les sommes investies dans les titres de consommation et industriels.

Jeffrey Rubin a gonflé légèrement sa prévision du prix moyen du brut américain pour l’établir à 150 $ US le baril en 2009 et 200 $ US en 2010. Son estimation concernant le gaz naturel est augmentée pour sa part d’un dollar, à 15 $ US par unités thermiques britanniques (BTU).

« Les producteurs canadiens de pétrole et de gaz continueront à être un bon investissement à cause des perspectives de profit intéressantes, alors que les industries de l’automobile et du secteur aérien semblent particulièrement vulnérables à de nouvelles hausses de prix », a-t-il écrit.

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