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Les mandats de grève sans préavis demandés aux syndiqués visent à accélérer les négociations. Photo: LesAffaires.tv
Les syndicats CSN de 41 hôtels du Québec demanderont à leurs 5500 membres le mandat d’exercer la grève au moment jugé opportun et sans préavis. L’objectif est de faire progresser de manière significative les négociations collectives dans l’industrie.
Le président de la Fédération du commerce CSN, Jean Lortie, déplore des blocages aux tables de négociation dans la région de Montréal et du mépris de la part des directions d'établissement.
Les mandats de grève sans préavis demandés aux syndiqués visent à accélérer les négociations en atténuant la capacité des hôtels à se préparer aux grèves locales.
Les 600 salariés du Reine-Élizabeth se prononceront sur cette proposition aujourd’hui en scrutin secret, de même que ceux du Regency Hyatt.
Si les membres acceptent, la grève pourrait débutée dès demain, en fonction de l’analyse stratégique de l’état de la négociation effectuée par le syndicat local.
D'autres hôtels majeurs de Montréal tiendront leurs assemblées générales vendredi, soit le centre Sheraton et le Delta centre-ville.
L’assemblée générale des syndiqués du Reine-Élizabeth commence à 15h30. Le résultat du vote devrait être connu vers 18h.
Le président du syndicat du Reine-Élizabeth, Pascal Côté, s'attend à un vote très fort des ses membres en faveur du mandat de grève.
Si les syndicats locaux des quatre établissements mentionnés accordent le mandat de grève à leur direction, ce sont 3000 chambres à Montréal qui pourraient être affectées.