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Imaginez la situation : cadre dans une entreprise de télécommunications, vos employés responsables de surveiller le marché vous informent qu'une concurrente lancera quelques jours plus tard un nouveau forfait de téléphone cellulaire dont l'impact pourrait être énorme dans l'ensemble de l'industrie.
Si vous ne réagissez pas, votre entreprise risque de perdre des parts de marché. Vous allez donc proposer une stratégie offensive aux dirigeants, soit celle d'offrir des forfaits similaires. Grâce à la veille concurrentielle, vous pouvez ainsi contrer l'attaque d'une concurrente et protéger vos parts de marché.
Voilà une situation où la veille fait toute la différence. La veille est une activité de surveillance permanente de l'environnement interne ou externe d'une organisation. Elle permet de tirer le meilleur parti de l'information recueillie de différentes sources afin d'améliorer la compétitivité d'une entreprise. Son utilité est évidente, mais les entreprises québécoises n'ont toujours pas adopté cette pratique.
En fait, moins de 3 % des entreprises québécoises disent pratiquer des activités de veille, selon Sandrine Gressard Bélanger, présidente de Jasabel, une entreprise qui offre de la formation en veille. Cette lacune québécoise est d'autant plus grave que, face à la concurrence et à la mondialisation des marchés, la veille prend une importante grandissante.
Comment faire ?
La veille peut se faire de différentes façons. Ainsi, il existe mille et une façons d'entreprendre des activités de veille sur Internet. Le site The Internet Intelligence Index répertorie à lui seul plus de 600 sites de veille dans une foule de domaines allant de la macroéconomie en passant par les brevets jusqu'aux marchés boursiers.
Pour éviter d'être bombardée d'information inutile, une entreprise doit d'abord se définir des objectifs de veille et ne s'intéresser qu'aux logiciels répondant à ces objectifs, conseille Industrie Canada.
Le savoir-faire se trouve à la base d'une veille efficace. Selon Mme Gressard Bélanger, l'utilisation de bonnes techniques peut faire gagner beaucoup de temps et éviter bien des frustrations. Elle offre les conseils suivants.
À la base, il faut :
> S'assurer que les employés connaissent bien le marché dans lequel oeuvrent leur employeur et ses concurrents;
> Désigner dans chaque service une personne chargée de faire de la veille. Si elle manque de ressources, l'entreprise peut offrir une formation à certains employés. La formation peut être dispensée par des formateurs privés ou être suivie à l'université. Par exemple, la maîtrise en sciences de l'information de l'Université de Montréal offre l'option Gestion stratégique de l'information;
> Faire de la veille de façon constante. Une grande entreprise doit prévoir une cellule de veille alors qu'une PME doit consacrer des heures à cette activité toutes les semaines;
Lors des activités de veille, il faut :
> Connaître les bons mots clés à utiliser pour dénicher le maximum d'informations. On peut utiliser les répertoires Google Directory ou Yahoo Directory qui répertorient des mots clés ou encore utiliser un bon dictionnaire des synonymes;
> Mener la recherche la plus précise possible. Si on recherche une entreprise québécoise, on peut exclure certaines expressions et catégories de sites et certains pays. Si on recherche une entreprise brésilienne, on obtiendra de meilleurs résultats si on effectue la recherche en portugais. Pour affiner une recherche, on peut aussi la limiter à un format de fichier;
> Transformer les résultats de recherche obtenus en les archivant, en les analysant ou en les diffusant à ses employés au moyen d'une lettre d'information.
Dans ce volet, nous vous proposons plusieurs conseils afin de mener efficacement des activités de veille informationnelle.
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