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Pertes «inacceptables» chez AbitibiBowater

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David J. Paterson, président et chef de la direction, parle de résultats inacceptables, mais aussi d'améliorations au niveau des résultats d'exploitation. Photo: LesAffaires.tv

AbitibiBowater dévoile une perte nette de 251 millions de dollars, ou 4,36 dollars par action, pour le deuxième trimestre 2008 terminé le 30 juin. Ses revenus ont atteint 1,7 milliard de dollars.

Lors du premier trimestre 2008, la société avait subi une perte nette de 248 millions de dollars, ou 4,32 dollars par action, sur des ventes également de 1,7 milliard de dollars.

L’entreprise rapporte une augmentation de son bénéfice d'exploitation de 86 millions de dollars, ou 104 millions de dollars sans tenir compte des éléments inhabituels.

Les éléments inhabituels du deuxième trimestre ont été, selon l’entreprise, la perte de 11 millions liée à la conversion des devises, le gain de 11 millions sur la cession d’actifs, la charge de 29 millions provenant de la fermeture d’installations, de pertes de valeur et d’indemnités de départ, ainsi que la charge de 72 millions sur des rajustements fiscaux.

Sans tenir compte de ces éléments inhabituels, la perte nette du deuxième trimestre aurait été de 150 millions de dollars, ou 2,60 dollars par action.

«Bien que nos résultats financiers continuent d'être inacceptables, nous avons réussi à améliorer grandement nos résultats d'exploitation pour le trimestre», a déclaré David J. Paterson, président et chef de la direction.

Il assure qu’AbitibiBowater est déterminée à prendre toutes les mesures nécessaires dans le contexte d’un marché et d’une conjoncture difficile.

«Nos efforts pour contrer les pressions sur les coûts grâce à la réalisation de synergies, doublés des augmentations de prix que nous avons annoncées, devraient permettre une amélioration notable de notre efficacité d'exploitation et de notre rendement financier d'ici la fin de l'exercice», a-t-il précisé.

L’abandon des capacités de production non rentable et le renouvellement à des conditions acceptables des conventions collectives avec le Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier (SCEP) au cours de 2009 sont aussi des éléments importants de sa stratégie.

Le secteur du papier journal atteint le seuil de rentabilité.

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