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«Buy and Hold», vraiment?

En ces temps d’instabilité où les rendements négatifs se multiplient, les investisseurs se demandent souvent si le moment de tout lâcher et de revendre leurs fonds n’est pas arrivé. Dans ces situations, est-ce que le vieil adage « Buy and Hold » tient toujours ?

Marc Dubuc, vice-président marketing chez Fonds Desjardins, croit que non. Pour l’expert, la vie d’un client comporte beaucoup trop de changements de conditions pour qu’on se contente d’investir à l’aveuglette.

« Théoriquement, c’est une idée très appropriée, mais en pratique ça ne fait pas beaucoup de sens, explique-t-il. Premièrement, les gens n’achètent pas seulement une fois dans leur vie et il y a toutes sortes d’occasions où l’on doit prendre des décisions d’achat. »

Divers événements de la vie peuvent également venir remettre en question les décisions prises précédemment quant à la stratégie d’investissement. On peut facilement penser à une prise de retraite ou à l’arrivée inattendue d’un montant lié à un héritage par exemple.

« La phase de transition vers la retraite ou la retraite elle-même ne correspondent pas très bien à une stratégie de Buy and Hold, souligne Marc Dubuc. On ne peut pas suivre cette stratégie toute notre vie. »

Garder un œil sur sa compagnie de fonds

En dehors des changements liés à la vie du client lui-même, plusieurs autres facteurs peuvent venir influencer la décision de vendre ou non un fonds. En effet, le marché des fonds est en constante évolution et on voit quotidiennement des fonds fusionner, changer d’objectif ou être carrément fermés.

« Les décisions d’affaires de la compagnie de fonds ne correspondent pas nécessairement aux besoins de certains clients, ajoute Marc Dubuc. Je dois surveiller les changements de gestionnaires par exemple, va-t-il bien faire son travail ? Si la compagnie X est vendue à la compagnie Y je vais peut-être devoir sortir de ce fonds aussi. »

Dans tous les cas, Marc Dubuc privilégie toujours l’achat progressif sur l’achat ponctuel puisqu’il dilue les risques pour l’investisseur : « Ceux qui ont acheté en juin 2007 ont acheté lorsque le marché était à son plus haut, si la baisse de marché n’a pas été anticipée, ils en subissent actuellement les effets. »


Pour d'autres nouvelles : Finance et Investissement

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