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Des signes inquiétants comme la baisse des investissements totaux et étrangers ont été perçus par Réseau Capital dans le bilan de l’industrie québécoise de capital de risque pour le deuxième trimestre 2008.
Une somme totale de 68 millions de dollars a été investie au Québec, moins de la moitié des 153 millions investis au deuxième trimestre 2007. L’activité a aussi régressé de 21% par rapport aux trois mois précédents alors que 86 millions de dollars avaient été investis.
Par contre, le ralentissement du marché a été visible dans toute l’Amérique du Nord, mentionne Réseau Capital. Au Canada, les investissements ont totalisé 302 millions de dollars, 31 % de moins que l'an dernier.
Réseau Capital soutient que le nombre relativement faible de grosses transactions a contribué à ces résultats. Le montant moyen investi par compagnie au Québec a totalisé 2,1 millions de dollars entre avril et juin.
Charles Cazabon, président de Réseau Capital, explique la baisse des investissements par l'incertitude économique à laquelle fait face l'Amérique du Nord et remet en question les capacités de l'industrie à se soutenir.
Baisse d’intérêt chez tous les types d’investisseurs
Le ralentissement de l'activité au Québec a été apparent chez les SCRT et autres fonds fiscalisés, avec un investissement de 18 millions de dollars dans 18 compagnies. L'activité des fonds fiscalisés représente moins de la moitié des 47 millions de dollars investis il y a un an.
Les fonds américains et autres investisseurs étrangers ont injecté 17 millions de dollars au Québec. Une baisse de 47% par rapport aux 31 millions de dollars investis au T2 2007.
Les fonds privés indépendants ont investi 15 millions de dollars dans 10 compagnies, soit 34% de moins que les 23 millions investis l'année précédente.
Selon Charles Cazabon, « les dernières statistiques au niveau des déboursements, de la levée de fonds des premiers six mois de l'investissement étranger et de l'investissement par stade de développement ne sont guère encourageantes».
L'activité québécoise aux niveaux de pré-démarrage, de démarrage et de début de croissance a chuté entre avril et juin.
Les principaux bénéficiaires de l’activité de capital de risque au Québec entre avril et juin ont été les secteurs des technologies de l’information (TI), et des biopharmaceutiques et autres sciences de la vie.
Les résultats ont été compilés par la firme Thomson Reuters.