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Plusieurs employeurs songent à offrir le CELI

  • Christine Deslandes
  • 2 juillet 2008

Le nouveau compte d'épargne libre d'impôt vise à permettre aux Canadiens de mettre de l'argent de côté à des fins autres que la retraite.  Photo: Photo.com

Plus de 80 % des organisations canadiennes considèrent d’ajouter le nouveau compte d'épargne libre d'impôt (CELI) à leur programme d'avantages sociaux, selon un récent sondage.

« Au début du mois de juin, nous avons demandé à plus de 250 employeurs s'ils prévoyaient offrir un compte d'épargne libre d'impôt collectif à leurs employés, dit Mazen Shakeel, conseiller principal en régimes de retraite à la firme Hewitt & Associé. 43 % des répondants ont indiqué qu'ils ajouteraient probablement ou certainement un CELI à leur programme d'avantages sociaux. Un autre 45 % d'entre eux n'étaient pas certains, mais ne rejetaient pas non plus l'idée d'offrir un CELI collectif. »

De nombreux employés pourraient donc bientôt avoir la possibilité de verser des cotisations dans un compte d'épargne libre l'impôt (CELI) offert par leur employeur. Ce compte, annoncé dans le dernier budget fédéral, vise à permettre aux Canadiens de mettre de l'argent de côté à des fins autres que la retraite, par exemple, les études, l'achat d'une voiture ou d'une maison, un mariage, etc.

La semaine dernière, le Parlement canadien a adopté une loi qui autorise les CELI à compter du 1er janvier 2009. Dès l'an prochain, les Canadiens de 18 ans et plus pourront donc verser jusqu'à 5 000 $ par année dans ce nouveau compte d'épargne libre d’impôt. Contrairement au REER, les cotisations ne seront pas déductibles d'impôt. Seuls les revenus de placement et les gains en capital seront à l’abri du fisc, même lors des retraits.

Les personnes les plus susceptibles de bénéficier de ce nouveau compte sont celles qui veulent puiser dans leur épargne avant la retraite, qui ont épuisé en totalité ou en grande partie leur droit de cotiser au REER, qui grimpent rapidement les échelons salariaux ou qui reçoivent des prestations de revenu.

Comme les Canadiens peuvent souscrire un CELI auprès de l'institution financière de leur choix, pourquoi des organisations songent-elles à l’intégrer à leur programme d'avantages sociaux?

Les employeurs qui ont participé au sondage d’Hewitt ont donné les raisons suivantes : offrir un autre instrument d’épargne-retraite avantageux sur le plan fiscal (40 %), offrir aux employés plus de choix et de flexibilité en matière d'épargne (36 %), attirer et retenir des employés (11 %), et assurer la compétitivité du programme d'avantages sociaux (11 %).

« Les employeurs que nous avons interrogés ont identifié deux défis importants pour mettre en place d'un CELI collectif: la communication et l'administration. Les employés comprendront-ils quand et comment utiliser un CELI? Le taux de participation des employés justifiera-t-il les coûts initiaux et courants? souligne Kim McMullen, conseillère principale en communication chez Hewitt. L’instauration d'un instrument d'épargne polyvalent comme un CELI suppose un soutien supplémentaire aux employés pour les aider à atteindre leurs objectifs financiers. Les employeurs devront donc examiner soigneusement les besoins des employés en matière de communication et d'éducation. »



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