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Tirez parti de la gestion active des obligations

  • Michel Doucet
  • 26 juin 2008

Pour une majorité d’investisseurs, un bon processus de gestion des placements ne saurait être complet sans la sélection de titres à revenu fixe. Si le choix d’une stratégie passive en matière de gestion des obligations peut s’avérer une option, leur gestion active vous permettra de tirer avantage des occasions potentielles offertes sur le marché et d’en maximiser le plein potentiel.

Alors que la gestion passive consiste à acheter et à conserver les obligations jusqu’à l’échéance, la gestion active suppose que les obligations seront gérées de façon à optimiser les rendements du portefeuille. Cela implique que le conseiller en placement à qui vous confiez votre portefeuille cherchera à profiter des variations des taux d’intérêt, des mouvements de la courbe des taux d’intérêt et/ou des écarts de rendement entre les émetteurs (ex. : gouvernement du Canada, gouvernements provinciaux et sociétés).

Pour tirer avantage des occasions de marché qui se présentent à lui, votre conseiller en placement optimisera la gestion des titres à revenu fixe par un choix astucieux en ce qui concerne les émetteurs, les échéances et la durée. Cet exercice est souvent fait en relation avec un indice de référence. L’indice de référence le plus utilisé par les gestionnaires de portefeuilles institutionnels au Canada est l’indice publié par le groupe PC Bond. Il existe depuis 1947 et comprend plus de 900 obligations totalisant quelque 550 milliards de dollars. L’indice inclut les titres dont l’échéance est de plus d’un an et dont la cote de crédit est d’au moins BBB.

Choix des échéances et des émetteurs

La stratégie obligataire doit toujours être alignée sur les besoins et les contraintes de l’investisseur. Une fois le profil de l’investisseur établi, le conseiller en placement choisira les pondérations entre les échéances et les émetteurs. Ce choix est influencé par sa lecture de la toile de fond économique et financière.

Dans les faits, le conseiller en placement dont le client prévoit acheter une maison prochainement favorisera une pondération plus élevée en espèces ou en quasi-espèces (ex. : actifs financiers facilement convertibles en argent comptant tels que les CPG, bons du Trésor et instruments du marché monétaire). Dans ce cas, la liquidité est une caractéristique importante qui influencera les critères de sélection. À l’opposé, si l’horizon de placement est long et la tolérance au risque moyenne, la stratégie obligataire pourra être influencée par la lecture de la toile de fond économique et financière.

Durée

Vu le lien étroit qui existe entre la toile de fond économique et les taux d’intérêt, il devient stratégique de gérer la durée des obligations en portefeuille (soit la somme des durées pondérées en fonction des valeurs actuelles des obligations individuelles) pour en optimiser le rendement. Plus la durée d’une obligation ou d’un portefeuille est longue, plus la sensibilité au mouvement de taux d’intérêt est importante.

Concrètement, une hausse générale des taux d’intérêt aura une plus grande incidence monétaire sur une obligation dont la durée est longue que sur une obligation dont la durée est courte (voir tableau ci-dessous). Si l’on anticipe une montée des taux d’intérêt, il est opportun de privilégier une durée relativement plus courte par rapport à l’indice. L’inverse est aussi vrai si l’on prévoit une baisse des taux d’intérêt.

Faites appel à un spécialiste

L’évolution des marchés et la situation de l’investisseur ne sont pas statiques. Il est donc primordial de faire appel à des personnes compétentes lorsqu’il est temps de gérer son portefeuille de placements.

L’auteur est vice-président, Groupe conseil en portefeuilles, Service aux particuliers chez Valeurs mobilières Desjardins.

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