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Deux raisons principales expliquent l’engouement des investisseurs pour les actions privilégiées : l’apport d’un revenu régulier avec le versement trimestriel de dividendes et un traitement fiscal avantageux.
Pour un investisseur dont le revenu dépend de son portefeuille de placements,
la sécurité et la stabilité des flux monétaires fournies par les actions privilégiées
représentent des avantages indéniables.
Dans l’univers du placement, les actions privilégiées sont souvent considérées comme des titres hybrides. Tout comme les actions ordinaires, les actions privilégiées constituent des parts de propriété dans une entreprise.
Toutefois, beaucoup d’entre elles sont sans droit de vote et puisque le dividende est fixe, l’action privilégiée ne permet pas à son porteur de participer directement à une rentabilité accrue de la société.
Les droits du porteur d’actions privilégiées se limitent à un montant fixe de dividendes et à un droit de priorité sur les actionnaires ordinaires en cas de faillite de l’entreprise et de liquidation de ses actifs. Ce droit à des dividendes fixes rapproche les actions privilégiées des titres à revenu fixe. C’est pourquoi nous les considérons comme faisant partie de cette famille élargie.
Avantages fiscaux
Le détenteur d’actions privilégiées bénéficiera d’un allégement fiscal puisque l’on reconnaît que le dividende est payé sur le rendement après impôts d’une entreprise. Pour cela, les revenus de dividendes sont imposés à un taux moindre que les intérêts.
Par exemple, un dollar reçu en dividende équivaudra à 1,2973 $ après impôts, pour un citoyen du Québec dont le taux d’imposition est au sommet de la fourchette. En comparaison, les revenus d’intérêt sont imposés au plein taux, par les deux paliers gouvernementaux.
Les types d’actions privilégiées
Il existe plusieurs types d’actions privilégiées. Avant d’arrêter son choix, il est important de
comprendre les caractéristiques propres à chacun et les nuances qui les différencient. À cet égard, il est fortement suggéré de demander l’avis d’un professionnel du domaine financier ou fiscal.
L’évaluation du risque
Bien que faisant partie de la grande famille des titres à revenu fixe, les actions privilégiées arrivent après les obligations conventionnelles au chapitre du risque. D’une part, le dividende est à la discrétion de l’émetteur. D’autre part, en cas de faillite, les actions privilégiées occupent un rang inférieur aux obligations. Il est donc important d’évaluer le risque de crédit avant d’y investir.
Au Canada, les investisseurs se tournent vers les agences DBRS et S&P pour évaluer le risque. Chacune dispose d’un système de cotation différent. L’investisseur dont la tolérance au risque est faible devrait arrêter son choix sur des actions privilégiées dont la cote est élevée (Pfd-1/Pfd-2 ou AAA/A).
Augmenter le rendement et réduire le risque
Les actions privilégiées peuvent faire partie intégrante d’une stratégie passive ou active des titres à revenu fixe. Quelle que soit la toile de fond économique et financière, elles peuvent se tailler une place dans une stratégie d’investissement.
Différentes les unes des autres, les actions privilégiées peuvent servir à optimiser le rendement et à réduire le risque du portefeuille. Leur revenu régulier et leur traitement fiscal avantageux en font des véhicules d’investissement intéressants dans des comptes qui ne sont pas enregistrés et pour des investisseurs prudents et/ou à la retraite.
Gérées activement, les actions privilégiées offrent des possibilités intéressantes pour augmenter le rendement d’un portefeuille et en réduire le risque.
Leur positionnement dans le portefeuille dépend des objectifs de placement et de la tolérance au risque de l’investisseur. Elles peuvent compter jusqu’à 15 % d’un portefeuille bien diversifié.