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Le président américain renie l'entente conclue au Japon, il y a quelques jours à peine. Photo : Bloomberg.
L'administration Bush a refusé vendredi d'agir davantage dans l'immédiat sur les gaz à effet de serre, qui seraient responsables du changement climatique, affirmant que cela entraînerait trop de pertes d'emplois aux Etats-Unis.
Dans un rapport fédéral de 588 pages, l'Agence de protection de l'environnement (Environmental Protection Agency-EPA) ne dit pas si le réchauffement climatique constitue une menace pour la santé des gens, revenant sur une précédente conclusion en raison de l'insistance de la Maison Blanche, et repoussant officiellement toute décision sur une solution au prochain président et au Congrès en janvier 2009.
La Maison Blanche a rejeté jeudi la conclusion de l'EPA, révélée il y a trois semaines, selon laquelle le "Clean Air Act" datant de 1970 pouvait être efficace pour traiter la question du "changement climatique mondial". Au lieu de cela, l'EPA a affirmé vendredi que cette loi était "inapte" à aborder le problème du réchauffement climatique.
Cela contraste avec la tonalité des déclarations du président George W. Bush lors du dernier sommet du G-8 à Toyako, au Japon. Les Etats-Unis s'étaient alors joints aux autres principales puissances économiques mondiales pour s'engager sur l'objectif de réduire de moitié les GES d'ici 2050.
Dans un camouflet majeur pour l'administration Bush, la Cour suprême des Etats-Unis a jugé l'an dernier que le gouvernement avait l'autorité, dans le cadre du "Clean Air Act", de traiter le problème des GES comme des polluants. M. Bush s'est toujours opposé à cette option.