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Des fonctionnaires fédéraux étaient si préoccupés par les débuts chancelants du programme d'achat de véhicules verts pour le gouvernement qu'ils ont cherché à préparer les responsables en vue des critiques appréhendées, selon des documents récemment rendus publics.
La loi sur les carburants de substitution vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre en amenant le gouvernement à acheter ou à convertir des véhicules utilisant des carburants de remplacement comme l'éthanol, le gaz naturel et le propane.
La législation adoptée en 1995 prévoyait que les trois quarts de la flotte gouvernementale de véhicules fonctionnent aux carburants de rechange après cinq ans. Or plus de 10 ans plus tard, seulement 7,6 pour cent des véhicules fédéraux utilisent de tels carburants, indiquent des documents dont La Presse Canadienne a pris connaissance grâce à la Loi sur l'accès à l'information. Cela s'explique notamment par le fait qu'une disposition de la loi permet à Ottawa d'acheter des véhicules plus "verts" seulement là où c'est "rentable" et "faisable".
Depuis son entrée en vigueur en 1997, le gouvernement en a acheté chaque année, mais l'objectif d'achat est fixé à zéro depuis 2005-2006, ce qui permet au gouvernement d'affirmer qu'il se conforme à la loi même s'il ne fait rien.
Une responsable du Conseil du trésor, qui vérifiait les réponses aux journalistes ayant demandé si les objectifs d'achats seraient augmentés en 2007-2008, a suggéré dans un courriel, en septembre, de ne pas répondre par "non", mais d'offrir plutôt une réponse "ouverte et plus positive".
Le gouvernement défend son faible volume d'achats de véhicules plus écologiques en invoquant les coûts élevés et le faible nombre de postes de ravitaillement.