Accueil >> Industries >> Environnement >> Détail d'article
La ville d’Edmonton, qui jouit d’un bon taux de récupération de ses matières résiduelles (60%), fait un pas de plus pour transformer ce qui n’est pas recyclé ou composté en éthanol cellulosique. La municipalité vient de s’entendre avec la québécoise Enerkem et Éthanol GreenField, afin de construire une usine d’éthanol de deuxième génération.
Cette usine de 70 millions de dollars entrera en fonction à la fin de 2010, et devrait transformer environ 100 000 tonnes de matières résiduelles, qui sinon seraient enfouies, en 36 millions de litres de biocarburant chaque année.
Les partenaires affirment qu’il s’agit de la première usine mondiale de taille industrielle à produire de l’éthanol avec des déchets municipaux.
En termes d’émissions de gaz à effet de serre, le projet équivaudrait à retirer de la circulation 12 000 voitures de la route chaque année pendant 25 ans, soit la durée du contrat entre la ville d’Edmonton et les deux fabricants d’éthanol.
En matière de récupération, la ville albertaine veut facilite déjà la vie de ces citoyens. Ces derniers mettent les matières recyclables dans leurs bacs de récupération, et le reste à la poubelle. Des employés trient le contenu des sacs de déchets, afin de s’assurer que ce qui peut être composté l’est.
Quand les deux autres usines reliées à ce projet seront en fonction, Edmonton affirme qu’elle détournera du site d’enfouissement 90 % de ses matières résiduelles.