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Le premier ministre de l'Ontario, Dalton McGuinty. Photo: Bloomberg
La perspective d'une facture d'un milliard de dollars ne suffit pas à entamer l'enthousiasme du gouvernement ontarien pour le plan controversé de taxe sur le carbone des libéraux fédéraux.
Après s'être initialement opposé à une taxe sur le carbone, le premier ministre de l'Ontario, Dalton McGuinty a déclaré mercredi que le "virage vert" du chef libéral Stéphane Dion était une bonne idée, même si cela pourrait coûter cher à sa province. Selon lui, cela fournira une raison supplémentaire d'éliminer les centrales thermiques au charbon.
Le plan Dion établirait initialement la valeur des émissions de gaz à effet de serre (GES) à 10 $ la tonne, pour la porter à 40 $ la tonne en quatre ans. Cela reviendrait à imposer une taxe totalisant 1,1 milliard $ aux quatre centrales au charbon en Ontario, qui sont les plus gros pollueurs industriels dans cette province. L'an dernier, les centrales ont généré 28 millions de tonnes d'émissions.
M. McGuinty n'a pas respecté une promesse électorale, faite en 2003, de fermer la totalité des centrales ontariennes. Quatre sont encore actives et leur fermeture est maintenant prévue pour 2014.
Les libéraux ontariens ont entrepris un ambitieux projet de réfection et de remplacement des centrales nucléaires de la province, ce qui réduirait la dépendance aux centrales thermiques.