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Photo: Université Laval
Le service de sécurité de l’Université Laval a dorénavant à sa disposition une Toyota Prius modifiée afin d’avoir une autonomie électrique de 65 km. Jusqu'à 50 de ces véhicules pourraient être testés dans un projet-pilote d’avant-garde.
C’est le début d’un projet qui vise à vérifier la sécurité de ces véhicules, qui utilisent des batteries au lithium-ion. On retrouve ces batteries dans les téléphones cellulaires et ordinateurs portables, mais des questions demeurent à propos de la fiabilité de ces batteries lorsqu’elles sont sollicitées à l’extrême.
« À partir d’une température très élevée, disons 170 degrés Celsius, les batteries peuvent commencer à faire de la fumée. Mais même un moteur thermique n’est pas fait pour supporter de telles températures », explique James Eaves, professeur adjoint à la Faculté des sciences de l’administration de l’Université Laval.
La première voiture cobaye, une Toyota Prius dont la batterie standard a été remplacée par des batteries au lithium-ion plus puissantes, sera donc testée tout au cours de l’été.
« Nous voulons la pousser, vérifier à quel point elle est fiable, à la fois dans différentes conditions routières et en laboratoire », poursuit M. Eaves.
Il ajoute que l’équipe de professeurs et d’ingénieurs qui pilote le projet est très confiante que la Prius branchée répondra à ses attentes. « Mais nous voulons aller au-delà de la question sécuritaire. Nous voulons tester le modèle d’affaires qui permettrait une commercialisation à grande échelle des PHEV (Plug-in Hybrid Electric Vehicles) », poursuit M. Eaves.
L’objectif est de faire en sorte qu’il en coûtera moins cher de posséder cette Prius branchée qu’une Prius classique, qui se détaille environ 40 000 $, en incluant les taxes et les autres frais afférents.
Il estime la consommation de la Prius modifiée à 2,3 litres/100 km, soit presque deux fois moins que la Prius conventionnelle, déjà la voiture la plus économe sur la route aujourd’hui, surtout en conduite urbaine.
La clé du succès réside dans le coût des batteries. « C’est vraiment leur faible coût qui explique le choix des batteries au lithium-ion. Toyota et General Motors vont clairement dans ce sens », indique M. Eaves, quelques heures avant le dévoilement officiel du projet.
Si tout va bien, dix autres Prius seront converties à la fin de l’été, par les ingénieurs de l’Université Laval, en partenariat avec l’entreprise EnerSys, un leader mondial dans le secteur des batteries industrielles.
D’ici deux ans, l’équipe de l’Université Laval aimerait avoir 50 Prius branchées sur les routes de Québec.
Pour plus de détails: www.visiondurable.com