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À l'approche des séances d'information du Bureau d'audiences publiques sur l' environnement (BAPE) sur le projet de construction d'un complexe hydroélectrique sur la rivière Romaine, près de Havre-Saint-Pierre, sur la Côte-Nord, les élus locaux reçoivent un appui de taille, celui de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ).
Son président, Michel Arsenault, approuve le projet de 6,5 milliards $ qui comprend la construction de quatre aménagements hydroélectriques, et dont la construction doit débuter en 2009. Selon Hydro-Québec, ce projet va créer 975 emplois sur la Côte-Nord durant sa réalisation qui doit s'échelonner jusqu'en 2020.
Pour le président de la FTQ, il s'agit de très bons emplois pour les travailleurs de la construction, tout comme pour ceux qui vont opérer les nouveaux barrages. M. Arsenault estime qu'il va également freiner l'exode des jeunes de la Côte-Nord.
Il ajoute que des discussions sont en cours avec les Premières Nations pour partager le travail, notamment avec les jeunes autochtones. En conférence de presse, vendredi, aux bureaux de la FTQ à Montréal, le chef innu de Nathashkuan, François Bellefleur, s'est réjoui de cette collaboration. Il a également précisé qu'une partie des redevances de 43 millions $ que versera Hydro-Québec à la Première Nation de Nathashkuan servira à la formation des jeunes Innus en vue des emplois qui seront créés.
Les séances d'information du BAPE, qui doivent permettre aux citoyens de s'informer sur le projet, se tiendront le 16 septembre à Havre-Saint-Pierre et le 17 septembre à Sept-Iles. Mais déjà, des voix s'élèvent contre ce projet. L'Alliance Romaine, la Fondation Rivières et le Sierra Club soutiennent que le projet d'Hydro-Québec va détruire une partie de la forêt boréale et ses écosystèmes, et va nuire à l'environnement.