Accueil >> Industries >> Énergie >> Détail d'article
Les prévisions météorologiques indiquent que Gustav pourrait reprendre de la vigueur. Photo: Bloomberg
Le prix du baril de pétrole remonte pour une troisième journée consécutive principalement à cause de l’ouragan Gustav. À New York, le baril prend 1,76 dollars US, ou 1,51%, pour se transiger à 118,03 dollars US vers 12h30.
Selon plusieurs analystes, le baril pourrait revenir au cours de la semaine au même niveau que la semaine dernière alors qu’il avait atteint 122 dollars US. La tempête tropicale Fay qui balayait les côtes américaines était la grande responsable de cette hausse.
La question est encore une fois de savoir si la tempête tropicale Gustav affectera la production américaine dans la Golfe du Mexique ce qui perturberait l'offre. La région fourni 26% de la production de brut aux États-Unis et 11% du gaz naturel, selon l’Agence américain de l’énergie.
Pour le moment, l’ouragan Gustav emprunte une trajectoire «sensible» pour la production américaine puisqu’il se dirige vers la Louisianne et le Texas. Les ouragans Katrina et Rita avaient grandement affecté la production lors de leur passage respectif sur la région il y a trois ans.
D'après le Centre national des ouragans (NHC) à Miami, Gustav qui faisait route vers le nord-ouest pourrait se renforcer et toucher la semaine prochaine américaine les côtes américaines sous la forme d'un ouragan de catégorie trois avec des vents de 190km/h.
Déjà, la filiale américaine de Shell a évacué les employés jugés «non essentiels» de ses installations du golfe. La pétrolière affirme toutefois que cette opération n’affecte pas sa production.
Par ailleurs, les tensions persistantes entre la Russie et l’Occident au sujet du Caucase entretiennent l’actuelle tendance haussière.
Réserves américaines
Les réserves américaines de brut ont connu une baisse de 177 000 barils, à 305,8 millions de barils, selon l’Agence américain de l’énergie. Les analystes sondés par Bloomberg s’attendaient à un gain de 1,1 million de barils.
La hausse des stocks de produits distillés a connu une hausse de 57 000 barils, à 132,1 millions de barils. Les analystes attendaient un gain de 600 000 barils.
Les réserves d'essence ont de leur côté baissé de 1,18 millions de barils, à 195,4 millions de barils. Les douze analystes sondés par Bloomberg attendaient une baisse de 2,45 millions de barils.