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Le chef de l'Opposition, Mario Dumont, estime que l'État doit accorder la préséance aux entreprises québécoises lorsque ses organismes accordent des contrats.
En visite hier chez AAER énergie éolienne à Bromont, M. Dumont s'est dit stupéfait qu'aucun des sept projets auquel le manufacturier d'éolienne était associé n'ait été retenu par Hydro-Québec dans le cadre de son appel d'offres pour la production de 2000 mégawatts d'électricité par la filière du vent.
Une telle situation aurait été mal acceptée aux Etats-Unis, estime le chef de l'ADQ, surtout en raison de l'ampleur des contrats accordés qui totalisent 5,5 milliards $.
Selon M. Dumont, la méthode d'évaluation des soumissions par les experts d'Hydro-Québec aurait dû prévoir des points bonis pour toutes les composantes d'éoliennes fabriquées au Québec. Pas seulement les bases de béton et les tours, mais également les nacelles et les composantes électroniques
En boudant ainsi AAER, craint le chef de l'opposition, Hydro-Québec assène un dur coup au développement de cette industrie au Québec. Une attitude similaire des dirigeants d'Hydro-Québec lors du chantier de la baie James, signale M. Dumont, aurait empêché l'émergence de firmes comme SNC-Lavallin au début des années 70.