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Les maths au secours des piles

Deux profs de McGill améliorent une technologie qui rendra les cellulaires moins énergivores.

Qui ne voudrait pas d'un téléphone cellulaire moins énergivore évitant de recharger la pile aussi souvent ?

C'est ce potentiel commercial qui mousse l'intérêt des experts en valorisation de l'Université McGill envers une nouvelle technologie de décodage de données numériques, qui permet de réduire le nombre de calculs et donc, d'économiser l'énergie d'une pile. Deux professeurs de génie électrique, Warren Gross et Shie Mannor, ont peaufiné un nouveau type de décodeur de données, explique Derrick Wong, du Bureau de transfert de technologies de McGill.

Il s'agit d'un modèle mathématique qui vérifie l'exactitude des données transmises par voie numérique. Chaque ligne de code binaire des données est accompagnée d'un deuxième code, le correcteur d'erreurs.

Au lieu de comparer les données à l'entrée et la sortie, on compare le code correcteur d'erreurs, plus court, et s'il concorde, on suppose que les données associées sont exactes.

MM. Gross et Mannor ont amélioré un décodeur inventé il y a 40 ans, soit le low-density parity-check code (LDPC).

" À cette époque, le LDPC a été abandonné car les ordinateurs n'étaient pas assez puissants pour effectuer tous les calculs nécessaires. Mais aujourd'hui, on peut s'en servir car les ordinateurs sont plus puissants et plus rapides ", explique M. Wong.

En plus de profiter des avancées de l'informatique, les deux professeurs de McGill se servent de techniques mathématiques plus récentes, dites " stochastiques ". Celles-ci permettent de réduire le nombre de calculs nécessaires au décodage des indices d'erreur dans les données.

En bref, l'étude des phénomènes aléatoires, ou stochastiques, permet de se servir de paramètres de probabilités moins exigeants.

Ainsi, grâce aux techniques stochastique, il faut moins de calculs pour arriver à un seuil de qualité adéquat.

Le décodage se fait plus rapidement et l'exactitude des données est vérifiée en un temps record.

On pourra donc se servir de puces plus petites et moins énergivores dans les appareils électroniques comme les téléphones cellulaires et les ordinateurs portables.

Article publié dans le Journal Les Affaires du 8 septembre 2007.

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