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Les expositions au risque couvertes à 45% en moyenne. Photo: Bloomberg
Quatre compagnies du secteur de l’énergie et deux compagnies aériennes disposent des meilleures stratégies de couverture de risque (hedging), selon une étude du cabinet américain Greenwich Associates.
Cette étude a été réalisée auprès de 420 entreprises à qui il a été demandé de nommer les entreprises qui étaient les plus performantes dans leurs stratégies de couverture de risque sur les matières premières.
Dans la liste des six premiers noms, on retrouve British Petroleum, Constellation Energy, Exxon Mobil, et Shell pour les pétrolières. Lufthansa et SouthWest Airlines se distinguent parmi les compagnies aériennes.
Plusieurs compagnies interrogées par Greenwich Associates disent faire un usage modéré des techniques de couverture. Elles ne disposent pas de pratiques clairement définies dans ce domaine et l’usage du hedging demeure subjectif.
Pour une entreprise sur six, le chef de la direction financière et le chef de la direction sont impliqués dans les décisions portant sur la couverture. Ces décisions font l’objet d’un contrôle par le contrôle d’administration pour seulement 20% d’entre elles. Ce sont les compagnies aériennes et les producteurs d’énergie qui sont à l’avant plan de ces pratiques, avec des politiques clairement formulées sous le contrôle du conseil d’administration.
En moyenne, les entreprises assurent 45% de leur exposition au prix de l’énergie par des produits de couverture. Les entreprises consommatrices d’énergie poussent le taux de couverture à 53% de leur exposition, alors que celles qui en vendent ne couvrent que 37% de leur exposition.
Les compagnies aériennes sont les plus actives dans ce domaine avec un taux de couverture de 65%, contre seulement 40% pour les industries et 48% pour les utilities.
Parmi les producteurs, les sociétés oeuvrant dans le pétrole et le gaz naturel couvrent 35% de leurs revenus. Les plus prudents sont les producteurs d’Europe continentale avec un taux de couverture de 52%, contre 35% pour les compagnies britanniques, 37% pour les Canadiennes, 47% pour les Américaines et 40% pour celles de la région Asie-Pacifique.
Le mode de couverture le plus répandu est le swap, utilisé à 70%. Une entreprise sur deux choisit de se couvrir avec des options et un tiers des entreprises ont recours aux dérivés structurés.