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Le titre d'AAER poursuit sa chute

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L'action d’AAER poursuit sa chute mardi, ayant perdu le tiers de sa valeur en matinée pour atteindre 0,62$. Il avait plongé lundi après qu’Hydro-Québec ait annoncé qu’elle ne retenait que les projets impliquant des éoliennes des manufacturiers allemands Enercon et Repower. L’appel d’offres de 2000 mégawatts avait été lancé en octobre 2005.

Le titre de l’entreprise de Bromont qui se présente comme le seul fabricant d'éolienne au Canada a ainsi perdu un peu plus de la moitié de sa valeur pendant la journée lundi, terminant à 0,91$. Pour l’instant, il est difficile de savoir quel sera l’impact de la décision d’Hydro-Québec sur les projets d’AAER. L’entreprise n’ayant pas retourné nos appels.

Louis Chaumel, professeur à l’Université de Québec à Rimouski en gestion de projets en énergie éolienne, estime qu’Hydro-Québec a voulu écarter les risques liés à la concrétisation des projets.

«Selon une logique de sécurité, Hydro-Québec a joué l’absence de risque», soutient-il. Selon lui, la société d’État a misé «sur des valeurs sûres, c'est-à-dire des grandes entreprises très solides avec des capacités considérables».

«Il y a un méchant ménage qui s’est fait et ce n’est plus une affaire d’enfants d’école», a-t-il ajouté.

M. Chaumel explique que la société d’État a appris de l’appel d’offres précédent. Elle a donc choisi des entreprises qui allaient être capables de financer leurs projets «hors de tout doute», dans un contexte de hausse des coûts de fabrication des éoliennes et de «l’explosion» de la demande au niveau mondial.

«Quoi qu’en dise le premier ministre, le Québec est une puce sur la carte mondiale du développement des éoliennes», a-t-il précisé.

Toujours dans le but de limiter les risques, M. Chaumel affirme qu’Hydro a choisi les projets situés sur les territoires les moins peuplés afin d’éviter les problèmes avec la population. «Les populations des grandes villes ont bien compris leur pouvoir», croit-il.

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