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Vendredi 03 juillet 2009
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La reprise de la croissance ne saurait être envisagée avant le milieu de l'année. Photo : Bloomberg
Plusieurs économistes estiment que les Canadiens doivent s'attendre à faire face à une nouvelle année de resserrements et de difficultés économiques, qui seront sans doute plus sévères qu'en 2008.
Les perspectives pour les 12 prochains mois tendent à indiquer que l'économie au Canada continuera de résister en début de 2009 et réussira peut-être même à faire quelques gains, qui seront toutefois momentanés.
Lors d'un rassemblement organisé par l'Economic Club, à Toronto, l'économiste en chef de la Banque TD, Don Drummond, a indiqué que les difficultés auxquelles sont confrontés les Etats-Unis gagneront le Canada au premier trimestre.
En ce qui concerne la croissance, la reprise ne saurait être envisagée avant le milieu de l'année, sinon plus tard, et de manière générale, elle demeurera relativement faible.
Cela pourrait inciter le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, à réduire encore davantage les taux d'intérêt, possiblement jusqu'à 0,5 pour cent, pour tenter de limiter les dégâts, a dit Avery Shenfeld, l'économiste principal de la Banque CIBC.
Pour sa part, l'économiste de la Banque de Montréal, Sherry Cooper, a indiqué que les politiques monétaires annoncées par le gouvernement du Canada devraient pouvoir réussir à exercer une influence qui permettra sans doute de sortir de l'étau d'une récession.
Elle a ajouté que ces efforts aideront le Canada à mieux s'en tirer que la plupart des autres pays membres du G7, et ce, malgré la crise.
Les autres économistes principaux qui participaient à cette conférence sont Warren Jestin, de la Banque Scotia, et Craig Wright, de la Banque Royale.