Samedi 04 juillet 2009

go

Recherche avancée

Accueil

Accueil >> Industries  >> Économie  >> Détail d'article

Pertes d'emplois : ce n'est qu'un début


2009 s'annonce difficile pour le secteur de l'emploi. Photo : Bloomberg

Les pertes d’emplois en novembre au Canada et aux États-Unis ont été les plus sévères depuis 1982 et 1974 respectivement. Il ne s’agit toutefois que du début d’une longue série de mauvaises nouvelles, selon certains experts.

Canada : les pires pertes depuis 1982

États-Unis : 533 000 pertes en novembre

Le fait que le taux de chômage aux États-Unis soit à 6,7% laisse présager des pertes d’emplois additionnelles, selon Charles Huot, directeur général actions institutionnelles chez BMO Marchés des capitaux.

Il souligne que des taux de chômage de 10% ont été observés dans le passé lors des périodes de récession et que certains employeurs hésitent à congédier des employés avant la période des fêtes.

«Le taux de chômage pourrait facilement passer au-dessus de 8%», confirme Francis Généreux, économiste au Bureau des études économiques du Mouvement Desjardins. Il exclut un passage dans la zone des 10%.

Il explique que le niveau normal moyen de la baisse d’emploi en période de récession est de 2,4%, et que les emplois aux Etats-Unis ont diminué de 1,4% depuis le début de la récession en janvier 2008. «On peut présumer que si c’est une récession normale que l’emploi va continuer à se détériorer en 2009», dit-il.

Carlos Leitao, stratège et économiste en chef chez Valeurs mobilières Banque Laurentienne, prévoit que le taux de chômage atteindra un sommet autour de 8,5% aux Etats-Unis. 

Mais il précise que les prochaines pertes d’emplois mensuelles ne seront pas aussi imposantes que celles du mois de novembre. «Entre 150 000 et 200 000», précise-t-il. Il exclut un taux de chômage «catastrophique» de 10% et plus pour les Etats-Unis.

Taux de chômage entre 8 et 9% pour le Québec

Carlos Leitao soutient que la moyenne annuelle du taux de chômage pour les provinces canadiennes en 2009 sera de 8%, mais qu’il pourrait atteindre 9% au Québec, sans toutefois franchir le cap des 10%.

L’économiste Joëlle Noreau du Bureau des études économiques du Mouvement Desjardins prévoit pour l’instant que le taux de chômage au Québec n’atteindra pas 9%.

Elle explique que les difficultés dans le secteur manufacturier seront compensées par une rareté de main-d’œuvre qui retient les entrepreneurs de mettre à pied ou à la retraite leurs employés expérimentés.

Publicité

les affaires.tv

Publicité
Publicité

Liens commerciaux

Publicité