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Vendredi 03 juillet 2009
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Les ministres des Finances de l'Union européenne réunis à Bruxelles ont approuvé le plan de relance de l'économie de 315 milliards de dollars sur deux ans pour le bloc européen.
Ils ont estimé que ce plan proposé par la Commission européenne constituait une bonne base pour stimuler l'économie des Vingt-Sept Etats-membres, qui s'est repliée de 0,2 pour cent au deuxième et au troisième trimestres 2008.
La décision finale sur le projet sera prise par les dirigeants de l'EU lors d'un sommet à Bruxelles les 11 et 12 décembre prochains. Le plan prévoit des dépenses publiques "de l'ordre de 1,5 pour cent" du produit intérieur brut de l'Union.
Les ministres des Finances ont exclu la possibilité d'autoriser une baisse de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) en-dessous du seuil minimum de 15 pour cent. La Grande-Bretagne a déjà décidé de faire passer sa TVA de 17,5 à 15 pour cent jusqu'à la fin de l'année 2009. Mais l'Allemagne et la France s'opposent à une telle mesure, par peur qu'elle ne conduise à une baisse des revenus de l'Etat, sans pour autant encourager suffisamment la consommation.
"Vous devez m'expliquer pourquoi (les consommateurs) achèteraient vraiment un lecteur de DVD à 39,60 euros au lieu de 39,90 euros", a commenté le ministre allemand des Finances Peer Steinbrueck devant des journalistes.
Les ministres ont accepté mardi de doubler le fonds de crise destiné à aider les Etats membres en difficulté financière, le faisant passer de 12 milliards d'euros (environ 19 milliards $ CA) à 25 milliards d'euros (environ 40 milliards $ CA). Selon eux, la situation économique justifie l'augmentation du montant maximum des prêts destinés aux 11 pays de l'Union qui ne font pas partie de la zone euro.
En revanche, le sommet n'a pas abouti à un accord concernant la demande française, très ancienne, d'une baisse de la TVA dans les secteurs créateurs d'emplois comme la restauration.
Le "programme européen de relance économique" accepté par les ministres de l'économie doit permettre d'injecter des dizaines de milliards d'euros en 2009 et en 2010 via des dépenses publiques "ciblées", des garanties de crédit, des subventions, et des aides financières pour les industries vertes et propres.
Environ 170 milliards d'euros, soit 1,2 pour cent du PIB européen, seraient débloqués par les gouvernements, le reste étant financé par la Banque européenne d'investissement et le budget de l'Union européenne.
Les prêts consacrés aux projets de développements régionaux passeraient de 15,6 milliards d'euros à 60 milliards d'euros en 2009, puis en 2010. Sur cette hausse, 4 milliards d'euros seraient destinés à aider les constructeurs automobiles à produire des véhicules propres.
Ces dernières semaines, l'Allemagne, la Grande-Bretagne et la France ont déjà annoncé leurs plans de relance respectifs, de 31 milliards, 23,8 milliard et 19 milliards d'euros, qui constitueront une part importante du plan européen de 200 milliards d'euros.
Les ministres des Finances ont annoncé dans un communiqué que l'économie européenne s'était "contractée au troisième trimestre 2008 et pourrait se contracter encore plus au quatrième trimestre". Ils ont lancé un appel à prendre "toutes les actions nécessaires pour restaurer la confiance, la stabilité financière et la croissance".
Joaquin Almunia, le commissaire européen chargé des affaires économiques et monétaires, a prévu de publier de nouvelles prévisions économiques pour l'Union le 19 janvier.