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Le Conference Board demeure optimiste


La crise s'atténue pour les exportateurs. Photo: Bloomberg

Le Conference Board estime que la croissance au Canada s’élèvera à 1,7% en 2008. Cette estimation est plus favorable que celle de la Banque du Canada qui table, pour sa part, sur une croissance de 1,0%.

Selon la note de conjoncture du Conference Board publié mercredi matin, le ralentissement de l’activité économique, induit par la baisse des exportations, ramènera la croissance de 2008 à 1,7%.

Et pour 2009, le Conference Board envisage un retour à une croissance de 2,7%. L’économie bénéficiera de l'amélioration des échanges commerciaux et du maintien d'une certaine vigueur dans l'économie intérieure du Canada.

Le Conference Board voit une lueur d’espoir pour les manufacturiers. Ils seront soutenus par la baisse de la devise canadienne qui, à son avis, devrait se maintenir juste sous la parité. «Le huard semble avoir quitté le sillage des cours de l'énergie qui, eux, ne cessent de grimper», souligne le Conference Board.

«Depuis quatre ans, l'économie canadienne oscille entre des dépenses de consommation très solides et un secteur du commerce extérieur faible. Cette tendance s'est poursuivie jusque dans les premiers mois de 2008», explique Pedro Antunes, Directeur, Prévisions nationales et provinciales.

La chute «pour le moins étonnante» du PIB au premier trimestre s’expliquerait par la baisse de la demande pour les produits canadiens aux États-Unis, en particulier pour les voitures. De plus, le malaise américain a gagné le Canada. On s'attend à ce que la création d'emploi ralentisse, tandis que les mesures d'incitation budgétaire arrivent à terme. La hausse du prix de l’essence a aussi ébranlé la confiance des consommateurs.

Cependant, les bonnes nouvelles viendront des États-Unis qui, malgré la faiblesse de la demande intérieure, pourrait échapper à une récession. C’est le secteur du commerce extérieur qui soutiendra l’économie américaine grâce à une devise affaiblie.

En outre, les chèques de remise du gouvernement et les faibles taux d'intérêt empêcheront les dépenses des consommateurs américains de tomber carrément dans le rouge, comme cela s'est produit lors de ralentissements économiques précédents.

Par ricochet, cet allègement de la pression sur les consommateurs profitera aux exportateurs canadiens.

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