Vendredi 03 juillet 2009

go

Recherche avancée

Accueil

Accueil >> Industries  >> Économie  >> Détail d'article

Encore des milliers d'emplois perdus

  • Christine Deslandes
  • 3 juillet 2008

62 000 emplois ont été perdus en juin, ce qui porte à 438 000 le nombre de postes supprimés aux États-Unis depuis le début 2008. Photo: Bloomberg

Sans grande surprise, les employeurs américains ont coupé 62 000 emplois en juin, un sixième mois d’affilée de pertes, soulignant la fragilité de l’économie. Le taux de chômage est cependant stable à 5,5 %.

Le dernier portrait des conditions d’affaires, publié aujourd’hui par le département américain du Travail, révèle la grande prudence dont font preuve les employeurs, préoccupés par les prix de l’énergie et le ralentissement économique dont l’amplitude demeure incertaine.

D’importantes pertes d’emplois dans la construction, le secteur manufacturier, les services d’affaires et le commerce au détail ont éclipsé les gains enregistrés dans les domaines de l’éducation, des services de santé, des loisirs, de l’hôtellerie et des services gouvernementaux.

Ces résultats sont en ligne avec les attentes des analystes. Ceux-ci tablaient sur une perte de 60 000 emplois en juin et un taux de chômage en léger repli à 5,4%, après un bond qui l'avait fait passer en mai de 5 à 5,5%.

Au total, l'économie américaine a perdu 438 000 emplois au cours du premier semestre, soit en moyenne 73 000 emplois perdus par mois.

Un autre rapport du département du Travail a indiqué que le nombre de demandes d'allocations de chômage avait fortement augmenté la semaine dernière. Ces nouvelles réclamations ont bondi de 16 000, à 404 000, le niveau le plus élevé observé depuis mars dernier. Cette hausse a surpassé les attentes des analystes, qui tablaient sur 385 000 demandes.

Rappelons que la Réserve fédérale américaine est préoccupée par l’inflation et qu’il n’y aura pas de nouvelles baisses agressives de taux. Le président de la Fed, Ben Bernanke, et ses collègues sont par conséquent coincés entre deux problèmes : le ralentissement économique et la spirale inflationniste que pourrait engendrer la flambée des prix de l’énergie et des aliments.

Au stade actuel, une nouvelle baisse des taux raviverait l’inflation, tandis qu’une augmentation trop rapide des taux pourrait fragiliser davantage l’économie.

Des gains modestes pour les travailleurs

En ligne avec les attentes des économistes, le salaire moyen a augmenté à 18,01 $ US l’heure en juin, une hausse de 0,3 % par rapport à mai. Durant la dernière année, les salaires ont progressé de 3,4 %, ce qui est la plus faible augmentation depuis janvier 2006.
Dans son dernier diagnostic sur l’économie, la Fed remarquait que « le marché du travail a ralenti davantage ».

Cependant, la Fed estime que la chute prononcée des taux et le stimulus fiscal de 168 G$ US favoriseront la croissance économique à plus long terme.

Malgré tout, des économistes pensent que le taux de chômage américain pourrait progresser encore pour atteindre 6 % au début de 2009. C’est que les employeurs attendront que l’économie soit vraiment solide avant de réembaucher massivement.




Publicité

les affaires.tv

Publicité
Publicité

Liens commerciaux

Publicité