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Dérapage inflationniste anticipé. Photo: Bloomberg
Le procès verbal de la réunion du comité monétaire de la Réserve fédérale américaine des 29 et 30 avril dernier traduit une inquiétude grandissante par rapport à l’inflation, suggérant que les baisses de taux ne seraient plus à l’ordre du jour.
Si la Réserve fédérale (Fed) table sur une inflation dans la fourchette de 1,5% à 2%, ces prévisions s’appuient sur des hypothèses qui pourraient s’avérer trop optimistes.
Une de ces hypothèses est que les prix du pétrole et des aliments se stabiliseraient au cours des prochains mois. Or, depuis, le pétrole n’a pas donné des signes de relâche et les contrats à terme pointent vers de nouvelles hausses.
En outre, les appréhensions des membres du comité portent sur les anticipations inflationnistes. «Si les hausses de prix demeurent élevées dans le court terme et que les acteurs économiques interprètent la politique monétaire actuelle comme étant laxiste par rapport à l’inflation, les anticipations inflationnistes pourraient resurgir», ont-ils fait remarquer.
Ainsi, le comité table sur «une politique monétaire appropriée» et une «communication adéquate» pour aligner les anticipations des acteurs économiques sur les prévisions de la Fed.
C’est surtout le terme «politique monétaire approprié» qui a fait débat. Certains membres du comité ont mis l’emphase sur les taux d’intérêts particulièrement bas (2% sur les fonds fédéraux), alors que d’autres soulignent l’assèchement du crédit qui prévaut toujours sur les marchés financiers.
Les marchés boursiers ont interprété ces propos comme le signal de la fin de la baisse des taux. Les places boursières nord-américaines ont accusé un repli mercredi après-midi.