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Un signal positif pour l'économie américaine. Photo: Bloomberg
Une perte d’emploi de seulement 20 000 postes en avril, contre des pertes avoisinant les 80 000 pour les mois précédents, a été saluée comme un signal positif aux États-Unis.
Les économistes s’attendaient à un déclin de l’emploi de l’ordre de 78 000 postes et à un taux de chômage de 5,2%. Les statistiques américaines révèlent que seulement 20 000 postes ont été perdus et que le taux de chômage s’établit à 5%.
Ce sont les secteurs de la construction (61 000 postes de moins) et de l’industrie manufacturière (46 000 postes de moins) qui accusent un déclin. Les services sont en hausse avec 90 000 postes créés, les secteurs porteurs étant ceux de l’éducation, des services de santé, et de l’hôtellerie sont en hausse. 39 000 de ces nouveaux emplois sont des postes temporaires.
La baisse de l’emploi dans le secteur manufacturier surprend. « Ceci semble indiquer que le ralentissement de la demande intérieure est plus importante que la relance des exportations », souligne Paul Ferley, économiste adjoint à la RBC.
Ces signaux positifs sur le front de l’emploi ont entrainé des attentes à ce que la Réserve fédérale (Fed) mette un terme à la baisse de taux. Cependant, les données d’avril devront être confirmées par celles de mai qui précèderont la prochaine réunion du comité monétaire de la Fed avant de miser sur une halte aux baisses de taux.
«Même si ces chiffres montrent une baisse moins importante que prévue des emplois, cette faiblesse entrainera un recul modeste de l’activité économique dans le trimestre en cours», pense Paul Ferley. «Ce n’est qu’au troisième trimestre qu’on pourrait s’attendre à une reprise sous l’impulsion des remboursements d’impôts». Il pense donc que la Fed pourrait poursuivre sur la voie des baisses de taux.