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Au Canada, une personne sur cinq est un nouvel arrivant. Source : Bloomberg.
Les entreprises canadiennes doivent s’adapter à une nouvelle réalité démographique : le poids économique grandissant des immigrants. En effet, la proportion de personnes nées à l’étranger est la plus élevée enregistrée en 75 ans.
Ainsi, le recensement de 2006 a permis de dénombrer au Canada 6 186 950 personnes nées à l'étranger, soit le cinquième (20%) de la population totale du pays, selon Statistique Canada.
Entre 2001 et 2006, la population immigrante a crû de 14%, avec l’arrivée de 1,1 million étrangers. Il s'agit d'un taux de croissance quatre fois plus élevé que celui de la population née au pays, lequel s'est établi à 3,3% au cours de la même période.
Un nouvel immigrant sur deux est d’origine asiatique (58%). L’Europe représente la deuxième zone géographique la plus importante en terme d’immigration au Canada, avec une part de 16% ; toutefois, il s’agit pour les Européens d’un net recul en quelques décennies, car leur part était de 62% en 1971.
Surtout des allophones
Autre fait saillant du recensement : en 2006, la majorité (70%) des personnes nées à l'étranger ont déclaré avoir une langue maternelle autre que le français ou l'anglais.
Les principales langues maternelles des nouveaux immigrants sont respectivement le chinois (18,6%), l’italien (6,6%), le pendjabi (5,9%), l'espagnol (5,8%), l'allemand (5,4%), le tagalog [dialecte d’Asie du Sud-Est] (4,8%) et l'arabe (4,7%). En tout, quelque 200 langues maternelles différentes sont recensées au Canada !
Les régions ont peu d'attrait
Ensemble, les régions métropolitaines de recensement de Toronto, de Montréal et de Vancouver ont accueilli les trois quarts (69%) des immigrants récents en 2006. À titre de comparaison, le quart (27%) de la population canadienne vivait dans ces trois régions.
Dans la région de Montréal, la majorité des nouveaux arrivants (76%) vivaient dans la ville de Montréal. Les municipalités avoisinantes, comme Laval, Longueuil, Brossard, Dollard-des-Ormeaux et Côte-Saint-Luc, ont vu leur part des nouveaux arrivants augmenter, celle-ci étant passée de 11% en 2001 à 15% en 2006.
Par ailleurs, il est à noter qu’il n’est pas facile d’immigrer au Québec, si l’on en croit une récente étude sur l’accès au marché de l’emploi pour les immigrants arrivant dans la province. Beaucoup se retrouvent au chômage et peinent pour trouver un premier emploi. (Pour plus de détails, consultez notre récent article sur l’immigration au Québec).