go

Recherche avancée

Accueil

Accueil >> Industries  >> Commerce & produits de consommation  >> Détail d'article

Les détaillants sur le qui-vive

La rentrée scolaire bat son plein dans les magasins de la province, mais les détaillants sont craintifs à l'approche de l'automne.

L'économie du Québec a beau se porter mieux que celle de nos voisins du sud, il n'en demeure pas moins que les prévisions de croissance des dépenses sont à la baisse et que le niveau de confi ance des consommateurs pique du nez.

C'est pourquoi les détaillants resserrent leur gestion et multiplient les promotions. Les chaussures, les vêtements, la papeterie et les livres sont en demande à la rentrée scolaire, dit Gaétan Lafleur, président-directeur général du Conseil québécois du commerce de détail (CQCD).

" C'est une période de l'année particulièrement intense pour certains secteurs ", dit-il. Les boutiques Clément, qui vendent des vêtements et des meubles pour enfants, sortent d'un été occupé. Il a tellement plu que les vacanciers se sont rués dans les magasins, devançant la rentrée.

Son secrétaire-trésorier, Jean Clément, appréhende toutefois l'automne. " Il y a toujours un creux en novembre, mais cette année, il sera plus profond ", prédit-il. Il s'attend aussi à ce que les cadeaux soient plus petits à Noël.

Après sept années consécutives de croissance, l'évolution des ventes au détail s'est calmée depuis le début de l'année 2008, reconnaît Manon Parisien, vice-présidente du portefeuille de l'Est du Canada pour Cadillac Fairview et directrice québécoise de l'organisme International Council of Shopping Centers (ICSC).

Pour la période de 12 mois qui s'est terminée en mai 2008, la progression des ventes atteint un maigre 1 % dans les centres commerciaux québécois, indique-t-elle. Les locataires piliers souvent des géants du commerce de détail sont exclus de ces statistiques, comme c'est l'habitude.

Les frais de transport ont triplé

Pour traverser le creux, les experts du commerce de détail d'Ernst & Young suggèrent diverses stratégies aux détaillants : réduire les coûts d'exploitation, mieux gérer les stocks, innover, réduire les emballages et diminuer les frais de transport.

" Avec le prix de l'essence, il faut remplir en entier le conteneur provenant de la Chine. Avant, on disait Envoyez-moi un demi-conteneur, ça coûtait 2 000 $. Aujourd'hui, c'est 6 000 $ ", dit M. Clément, qui a diminué son stock en prévision de l'automne. De plus, les détaillants doivent lutter contre des concurrents féroces. " Il y a des pieds carrés qui s'ajoutent; il y a de nouveaux acteurs ", fait remarquer JoAnne Labrecque, professeure de marketing à HEC Montréal.

Des exemples : le géant des vêtements chic à petit prix H&M vient d'ouvrir son magasin phare de trois étages, rue Sainte-Catherine, à Montréal.

Ecco et Geox, deux magasins de chaussures en provenance d'Europe, ont ouvert leurs portes récemment : le premier au centre Fairview Pointe-Claire et le second aux Promenades Saint-Bruno.

Le magasin de vêtements pour hommes Jack & Jones et son pendant féminin, Vero Moda, s'installent en septembre à Laval. Saint-Bruno devrait suivre en avril 2009. Les deux enseignes appartiennent au groupe Bestseller, du Danemark.

Des promotions toutes les semaines

Les consommateurs ont donc l'embarras du choix. " Ça prend des promotions, insiste Mme Labrecque. Quels sont les produits qui sont originaux et qui vont faire déplacer le consommateur dans notre magasin ? C'est ça le défi . "

En tout temps, le détaillant doit faire bien attention pour préserver ses marges.

" Le produit original, au bon moment, au bon endroit, au bon prix, dans les bonnes quantités, appuyé par une bonne promotion qui se fait voir du client : ce n'est pas évident d'être détaillant aujourd'hui, mais c'est fascinant ", dit la spécialiste du commerce de détail et professeure à HEC Montréal.

Publicité

les affaires.tv

Publicité
Publicité

Liens commerciaux