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Diversifier ses exportations pour survivre?


Les PME québécoises qui ont diversifié leurs exportations vers l’Europe souffrent moins que les autres qui se sont contentées des États-Unis. Photo: Photo.com

Les PME québécoises devront diversifier leurs exportations vers l’Europe et de nouveaux marchés pour surmonter les défis posés par un possible ralentissement de la croissance mondiale, la vigueur du huard et la hausse continue du prix du pétrole, soutient le Regroupement des professionnels de l’exportation (REPEX).

Le REPEX rassemble 80 membres québécois spécialisés en développement international des affaires. Le regroupement déplore que les PME québécoises soient dépendantes de l’économie des États-Unis.

«Avec la valeur du huard présentement, cette proximité est devenue un piège qui se resserre alors que l’on constate les difficultés économiques vécues au sud de nos frontières», soutient le REPEX dans un communiqué.

L’Europe est-elle la solution?

Selon le REPEX, les PME québécoises qui ont diversifié leurs exportations vers l’Europe souffrent moins que les autres qui se sont contentées des États-Unis.

«La valeur du huard comparée à celle de l’Euro est aujourd’hui sensiblement la même qu’en janvier 2004», explique le président du REPEX, Stéphane Willard.

Pour assurer la transition vers de nouveaux marchés, le regroupement suggère aux PME le réseautage avec d’autres entreprises œuvrant ou désirant œuvrer à l’international afin de partager leurs pratiques d’affaires.

Il suggère aussi l’embauche de ressources humaines spécialisées à l’international, l’exploration de marchés non traditionnels et la patience de s’implanter dans de nouveaux marchés.

Inquiétude généralisée concernant la croissance

Les inquiétudes au sujet de l'essoufflement des économies intérieure et mondiale ont fait descendre la confiance des exportateurs canadiens à un creux sans précédent, d'après l'enquête semestrielle d'Exportation et développement Canada (EDC).

«Les exportateurs canadiens sont clairement frappés de plein fouet par le grand ralentissement aux États-Unis, la modération de l'économie mondiale et le dollar canadien qui reste élevé», dit Peter Hall, vice-président et économiste en chef d'EDC.

L’enquête mesure l'indice de confiance commerciale (ICC). L'indice global est descendu à 66,1, comparativement à 67,4 en janvier 2008.

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