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Marges réduites sur l'essence. Photo: Bloomberg
L'action de Couche-Tard a chuté de 6,44% pour se transiger à 11,04 dollars en début d'après midi mardi, après la publication de ses résultats du quatrième trimestre.
Le titre avait été suspendu de cotation entre midi et une heure dans l'attente de la publication de ces résultats.
Les bénéfices de Couche-Tard ont baissé de plus de moitié à 15,5 millions de dollars pour le quatrième trimestre de l'exercice, contre 33,4 millions de dollars pour le trimestre correspondant de 2007.
Le chiffre d’affaires de Couche Tard a connu un bond exceptionnel de 24,7% pour s’élever à 3,7 milliards de dollars pour le trimestre. Mais la majeure partie de cette progression est attribuable à la hausse du prix de vente de l’essence. Couche-Tard a, malgré tout, connu une hausse des ventes de 7% attribuable aux acquisitions et à la hausse du dollar canadien.
C’est surtout aux États-Unis que Couche Tard a connu le plus de difficultés. La croissance des ventes de marchandises par magasin comparable s'y est établie à 0,1% tandis qu'elle s'est élevée à 2,2% au Canada.
C’est au niveau des ventes d’essence aux États-Unis que la conjoncture a le plus frappé. Les marges y sont passées de 13,12 cents le litre l’an dernier à 10,02 cents le litre au quatrième trimestre.
Les bénéfices de Couche tard ont aussi subi les effets de conditions économiques difficiles dans le sud des États-Unis. De plus, les marges ont été rongées par les frais de paiements électroniques dépassant en moyenne les quatre cents par gallon pour le trimestre.
La marge brute sur les marchandises et services s'est établie à 33,7% au cours du quatrième trimestre de 2008 comparativement à 33,9% en 2007. C’est surtout au Canada que les marges ont le plus baissé, en raison de promotions agressives. Alors qu’aux États-Unis Couche-Tard a pu passer aux consommateurs les hausses de prix sur ces produits.
Qualifiant le trimestre de «très difficile» pour les opérations de son groupe aux États-Unis, Alain Bouchard, président du conseil, président et chef de la direction de Couche Tard, dit que l’entreprise se concentre sur l’exécution. Mais qu’il compte bien être «fin prêt quand le beau temps reviendra».
En clair, Alain Bouchard guette la meilleure «opportunité de croissance» pour des acquisitions de dépanneurs qui se retrouveraient en difficulté.