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Plus que le vin et la bouffe
À travers les petites maisons champêtres, les vignobles et les églises médiévales, la Toscane cache de nouvelles entreprises de haute technologie.
Un parc scientifique a vu le jour en 2004, dans la ville médiévale de Sienne. La Fondation pour les sciences de la vie y a réuni plusieurs entreprises de la région pour les aider à mener leurs recherches dans les domaines de la biotechnologie et la pharmaceutique. Elle leur fournit de l'équipement pour faciliter leur intégration et met à leur disposition des laboratoires ultramodernes.
Elle a créé un bio-incubateur, c'est-à-dire un point de rencontre où les entreprises en biotechnologie peuvent se développer. " Nous aidons financièrement les entreprises qui démarrent pendant les trois premières années ", indique le directeur de la Fondation, Germano Carganico. " Les systèmes bancaires sont toujours réticents à financer les nouveaux secteurs. C'est un gros problème en Italie. "
Le président de la province de Sienne, Fabio Ceccherini, partage cet avis. Il estime qu'il est urgent de mettre en place des mécanismes pour financer les recherches dans les secteurs de pointe. " Les Italiens veulent être riches, mais ils ne veulent pas prendre de risques. Il est impossible de développer les biotechnologies sans risquer ", dit-il. La Fondation pour les sciences de la vie a investi 12 millions d'euros jusqu'à maintenant pour établir son parc scientifique. Comme il s'agit d'une organisation sans but lucratif, elle n'est pas en mesure d'en payer tous les coûts.
C'est pourquoi les entreprises cherchent à attirer des investisseurs italiens et étrangers pour poursuivre leurs activités. La région s'est donné pour objectif de devenir un pôle de référence en biotechnologie. Elle compte trois universités et 400 chercheurs et a une longue tradition dans la recherche sur les vaccins.
Le modèle du Canada
" Le gouvernement italien nous aiderait s'il offrait de meilleurs avantages aux investisseurs ", affirme M. Carganico, qui juge que les taxes sont trop élevées et que le rendement de l'investissement est insuffisant. Il aimerait que son gouvernement en fasse autant que le Canada, où les entreprises qui investissent dans la R-D bénéficient de généreux crédits remboursables.
La Fondation pour les sciences de la vie demeure convaincue que les entreprises toscanes sauront contourner cet obstacle. " Nous allons continuer de les soutenir pour leur permettre de se concentrer sur leurs recherches, souligne M. Carganico. Ce ne sont pas les idées qui manquent, seulement l'argent. "