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Le titre de Maple Leaf se stabilise

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D'après le Globe & Mail, un seul inspecteur supervisait la qualité des produits sortant de l'usine de Maple Leaf. Photo: Maple Leaf

En pleine tourmente à cause de la Listériose, Maple Leaf a vu son titre sévèrement puni par les marchés depuis le début de la semaine, mais l'action de la compagnie torontoise semble maintenant se stabiliser prenant même 4% au TSX.

Les producteurs québécois sur le qui-vive

Vers 13h, le titre de Maple Leaf prenait 32 cents, ou 4,01%, pour se transiger à 8,31 dollars. L'action valait 11 dollars avant le début de la crise.

Ce matin, on apprenait que la crise pourrait être en partie attribuable au fait que l'Agence canadienne d'inspection des aliments aurait déjà commencé à laisser l'industrie procéder elle-même aux contrôles de qualité, et l'usine torontoise des Aliments Maple Leaf _ celle qui est derrière l'éclosion de listériose _ pourrait en avoir fait les frais.

Le quotidien The Globe and Mail rapporte qu'alors qu'un document ayant fait l'objet de fuites révélait récemment que le gouvernement souhaitait laisser cette responsabilité à l'industrie alimentaire, certaines mesures en ce sens ont été instaurées au début du printemps.

Un responsable de l'Agence et un représentant du syndicat des inspecteurs ont indiqué au Globe que quelques changements sont entrés en vigueur dès le 31 mars dernier.

D'après eux, le seul inspecteur qui supervisait la qualité des produits sortant de l'usine de Maple Leaf se limitait depuis à vérifier la paperasse qui lui était transmise par la compagnie et devait en plus s'occuper d'autres usines.

Ces informations ne concordent pas tellement avec ce qu'ont laissé entendre les autorités, la semaine dernière, c'est-à-dire que les installations torontoises de Maple Leaf étaient continuellement sous surveillance.

Selon le nouveau système, des inspecteurs fédéraux ne procèdent apparemment plus qu'à trois ou quatre vérifications par année dans une usine donnée. Et les entreprises n'auraient à tester chacun de leurs produits qu'une fois par mois.

Avec La Presse Canadienne

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