Accueil >> Industries >> Agroalimentaire >> Détail d'article
Près de 150 travailleurs sylvicoles ont bloqué pendant six heures, hier, l'accès au bureau régional du ministère des Ressources naturelles à Caplan, en Gaspésie, afin de réclamer des mesures pour qu'ils puissent gagner leur vie au cours de la prochaine année.
La baisse de récolte en forêt publique, une conséquence de la grave crise qui tient nombre de scieries fermées, diminue le volume de travail sylvicole. Environ 500 des 700 travailleurs gaspésiens oeuvrant dans ce domaine risquent de ne pas travailler du tout ou de travailler un nombre insuffisant de semaines pour se qualifier en fin d'année à l'assurance-emploi.
Les manifestants venaient essentiellement de la MRC du Rocher-Percé et de la Côte-de-Gaspé, surtout des travailleurs affiliés au Syndicat national de la sylviculture de la CSN. Selon leur représentant, Bernard Forest, des entreprises de sciage pourraient réaliser en 2008 seulement 20 pour cent des tâches de débroussaillage effectuées en 2007.
Une tranche de 90 pour cent des travaux sylvicoles commandés par les transformateurs est déduite des droits payés à l'Etat pour récolter le bois. Les industries n'ont donc que 10 pour cent des travaux sylvicoles à débourser en argent. Toutefois, la crise forestière est suffisamment grave pour que plusieurs compagnies n'aient pas ces liquidités cette année.
Un représentant de la direction gaspésienne du ministère des Ressources naturelles, Marc Lauzon, a assuré que les doléances des travailleurs sylvicoles ont été acheminées à Québec.