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Le président et chef de la direction d'Air Canada, Montie Brewer, craint que la hausse marquée du prix du pétrole - et par conséquent celle du prix des billets d'avion - ne finisse par décourager les Canadiens de partir en voyage.
A l'issue de l'assemblée annuelle des actionnaires du transporteur, mercredi, M. Brewer a reconnu qu'il y avait une limite aux augmentations de prix que les voyageurs peuvent absorber. Jusqu'ici, malgré l'imposition de suppléments pour le carburant, le volume des réservations demeure élevé, a-t-il toutefois indiqué.
Air Canada communiquera mieux l'existence de ces suppléments dans ses prochaines publicités, a promis le dirigeant. La semaine dernière, nombreux ont été ceux qui ont déploré la discrétion avec laquelle la société montréalaise a signalé l'entrée en vigueur les nouveaux suppléments pour le carburant pour les vols continentaux.
Ces frais oscillent entre 20 et 45 $ l'aller au Canada, selon la distance parcourue. Pour les destinations américaines, ils s'élèvent à 45 $ l'aller.
Idéalement, Air Canada aimerait annoncer aux consommateurs le prix final de leur billet d'avion dès le départ, a assuré Montie Brewer. Or, comme aucun concurrent ne procède ainsi, il serait désavantageux pour Air Canada de faire bande à part, a-t-il expliqué.
Devant cette réalité, le grand patron entrevoit le jour où le coût total du carburant sera complètement séparé de celui du billet d'avion, de façon à convaincre les clients qu'Air Canada n'y est pour rien dans la hausse du prix du pétrole.