Métro de Montréal : le choix du pneumatique a été une «grave erreur»

Publié le 19/02/2010 à 09:00

Métro de Montréal : le choix du pneumatique a été une «grave erreur»

Publié le 19/02/2010 à 09:00

Par Dominique Froment

La conversion du métro de Montréal pour l'équiper de roues d'acier forcerait la fermeture du réseau pour deux ans. Photo : STM

La société chinoise Zhuzhou Electric Locomotive tente pour tous les moyens de convaincre la Société de transport de Montréal (STM) de recourir à ses services pour le renouvellement des 765 voitures du métro de Montréal.


Le hic, c’est que l’entreprise chinoise n’offre que des wagons à roues d’acier, alors que le métro de la STM roule sur des pneumatiques. Ce choix d’un métro sur pneumatique a été une «grave erreur», selon Gilbert Laporte qui est professeur titulaire au Service de l’enseignement des méthodes quantitatives de gestion, et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en distributique à HEC Montréal.


JLA-Comment se classe le réseau de transport en commun de Montréal par rapport à celui des autres grandes villes du monde ?


Gilbert Laporte-Le transport en commun, c'est comme le principe des saucisses Hygrade : plus le service est bon, plus les gens l'utilisent et plus les gens l'utilisent, meilleur est le service. À Montréal, le réseau de métro ne dessert qu'une petite partie du territoire de l'île. Quand on descend aux terminus de Côte-Vertu, d'Angrignon ou d'Honoré-Beaugrand, on est encore loin de Sainte-Anne-de- Bellevue, de Pointe-aux-Trembles ou de Rivière-des-Prairies.


JLA-D'accord, mais on ne peut quand même pas creuser un tunnel pour le métro jusqu'aux extrémités de l'île ?


G.L.-Voilà le problème. Dans les années 1960, les autorités ont décidé de construire un métro qui roule sur pneumatiques. C'est plus confortable que les roues d'acier, moins bruyant, etc. Le temps a démontré que cela a été une grave erreur, parce que les voitures de métro sur pneumatiques ne peuvent pas rouler à l'extérieur. C'est pourquoi les coûts de construction d'un métro en tunnel jusqu'aux extrémités de l'île seraient exorbitants.


JLA-Devrait-on faire ce que la société chinoise Zhuzhou Electric Locomotive suggère, c'est-à-dire changer le système pneumatique pour des roues d'acier ?


G.L.-On ne peut pas changer les rails 10 mètres à la fois. Il faudrait fermer tout le réseau du métro pendant une période d'au moins deux ans. C'est impensable !


JLA-N'y a-t-il pas d'autres moyens ?


G.L.-On pourrait toujours construire des stations de transfert. À la dernière station de métro en tunnel, les gens qui voudraient continuer devraient transférer dans un autre métro de surface. Ce n'est pas une solution optimale, mais c'est la seule que je vois.


JLA-Montréal n'aura donc jamais un réseau nec plus ultra comme Paris ou Londres ?


G.L.-Vous avez bien compris. Notre réseau de métro sera toujours handicapé. Nous devrons vivre avec nos choix.


PLUS : Métro de Montréal : Zhuzhou Electric Locomotive contre-attaque


 


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