"Des principes méthodologiques respectés à la lettre"

Publié le 23/07/2011 à 00:00

"Des principes méthodologiques respectés à la lettre"

Publié le 23/07/2011 à 00:00

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Martin Roy, pdg du Regroupement des événements majeurs internationaux, réplique à notre article intitulé "Les retombées des festivals, c'est n'importe quoi !" publié dans notre numéro du 25 juin. Cet article a été cité par Le Devoir du 9 juillet dernier, sous un titre apparenté : "Les retombées économiques des festivals : des chiffres pas toujours fiables".

"D'abord, sur le fond, le texte ne fait que mettre de l'avant une thèse [celle du pdg du Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations, M. Claude Montmarquette], voulant que l'étude considère sans aucune restriction l'ensemble des dépenses que font les Québécois en participant aux événements et festivals. Cette étude a été commandée par le Regroupement des événements majeurs internationaux, le RÉMI, et réalisée par le groupe SECOR, une firme internationale connue et reconnue notamment pour son approche rigoureuse et robuste dans l'élaboration d'analyses stratégiques et économiques.

"La règle de base, rappelle M. Montmarquette, est d'exclure les gens de la place [ville, province ou pays], qui auraient dépensé leur argent de toute façon." Eh bien, voilà qu'il est inscrit noir sur blanc à maints endroits dans l'étude que ces dépenses ont bel et bien été exclues ! On peut notamment lire, à la page 6 du document remis au journaliste Dominique Froment, que, pour les 3 223 274 visiteurs locaux, "les dépenses n'ont pas été prises en considération, car il s'agit d'un transfert de dépenses" !

En concevant la méthodologie de l'étude en question, des principes ont été mis de l'avant et respectés à la lettre. Il s'agissait essentiellement de déterminer les charges d'exploitation qui n'auraient pas eu lieu sans la tenue de l'événement, de même que les dépenses touristiques des visiteurs venus surtout ou en partie pour l'événement. Le tout, en s'assurant de ne pas comptabiliser deux fois la même dépense. C'est dans cet esprit qu'a été appliqué aux dépenses un "indice de pertinence", dont il n'est nullement question dans le texte, calculé selon que les participants sont venus "surtout", "en partie" ou "pas du tout" pour l'événement, et permettant de n'évaluer qu'une partie des dépenses faites par ceux qui ne sont pas des visiteurs locaux et d'apporter, dès lors, un "correctif" que vient faire M. Montmarquette une seconde fois !

Soulignons que l'étude du RÉMI fait état de deux grandes catégories de retombées pour en arriver au total de 320,6 millions de dollars (M$) en valeur ajoutée au PIB : celles qui sont liées aux dépenses touristiques (total de 198,1 M$), et celles qui sont imputables aux charges d'exploitation des événements (total de 122,5 M$). Ainsi, en contestant la méthodologie menant au calcul de la première catégorie, M. Montmarquette aurait dû se garder une petite gêne avant d'appliquer au montant total son fameux "correctif" qui vient ici diviser très arbitrairement par dix toutes les retombées, sans distinction ! [...]

Je tiens par ailleurs à souligner que l'offre a été faite à M. Froment de s'entretenir avec la direction du RÉMI, deux fois plutôt qu'une, et qu'il l'a refusée du revers de la main."

Notre réponse

Quand M. Montmarquette dit que "La règle de base est d'exclure les gens de la place, qui auraient dépensé leur argent ailleurs de toute façon", il parle en général. Cela dit, nous avons exceptionnellement fait lire l'article intégralement à Secor avant sa publication, afin que la firme puisse répliquer à M. Montmarquette, ce qu'elle a refusé de faire. D. Froment

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