Des perspectives favorables

Publié le 14/09/2013 à 00:00, mis à jour le 12/09/2013 à 10:04

Des perspectives favorables

Publié le 14/09/2013 à 00:00, mis à jour le 12/09/2013 à 10:04

Il n'en faut pas beaucoup pour ébranler la foi des investisseurs et provoquer la crainte. Lorsque les principaux indices boursiers dégringolent, ils craignent que cette baisse se poursuive et se transforme en krach. Lorsque les cours s'apprécient, ils craignent d'investir au sommet des cours et de se faire prendre comme cela est si souvent arrivé depuis 20 ans.


Ainsi, depuis quelques semaines, tandis que les principaux indices américains ont atteint des sommets, le bavardage boursier a été centré sur les possibilités d'une correction.


La logique de bien des observateurs semble se résumer à : «les cours ont monté, donc il faut s'attendre à ce qu'ils baissent.»


Pour prendre une décision rationnelle à l'égard de ses placements, l'investisseur doit fermer ses écrans et arrêter de fixer son attention sur les fluctuations boursières. À la place, il doit prendre un crayon et un papier pour faire quelques calculs assez simples.


La première chose à écrire est le rendement offert sur les outils d'épargne sans risque comme les CPG. Un CPG de cinq ans vous offre un rendement d'un peu plus de 2 %. Son avantage : le capital et le rendement sont garantis. Par contre, le désavantage est que son rendement est fixe ; peu importe ce qui arrive, vous ne ferez pas plus que 2 % !


Pour avoir un meilleur rendement avec un titre à revenu fixe, vous devez acheter une obligation du gouvernement du Canada de 10 ans, qui offre un rendement de 2,6 %. La valeur de cette obligation fluctue en fonction des taux d'intérêt ; si les taux grimpent, elle vaut moins cher et l'inverse si les taux baissent. Ce facteur ajoute au risque et nous pousse à examiner l'autre choix offert à l'épargnant qui se prépare à investir.


Cet autre choix est la Bourse qu'on peut représenter par l'indice S&P 500 pour le marché américain. Il y a plusieurs façons de comparer cet indice aux autres possibilités. Par exemple, le S&P 500 offre un rendement du dividende de 2,1 %. En passant, ce n'est pas une prédiction ; c'est le revenu obtenu en accumulant tous les dividendes versés par les sociétés faisant partie de cet indice.


Une hausse des cours justifiée


Fait intéressant : malgré la hausse de 16,3 % du S&P 500 depuis un an, un bond qui fait trembler bien des gens, son rendement du dividende est plus élevé qu'il y a 52 semaines.


C'est donc dire que les 500 sociétés de cet indice ont augmenté leur dividende de plus de 16 % pendant cette période. Peut-être que la hausse des cours est justifiée après tout.


Ce rendement augmentera au cours des prochaines années, c'est certain, mais je ne saurais dire de quel montant.


Les sociétés du S&P 500 devraient réaliser des bénéfices de 107,85 $ US cette année et d'environ 116 $ US en 2014. Soyons prudents en appliquant un bénéfice de 110 $ US. Cela signifie que, si vous étiez propriétaire du S&P 500 au moment où cet indice était à 1 635, vous auriez un rendement de votre capital de 6,7 % (110 / 1 635).


Vous avez donc le choix entre un CPG offrant 2 % par année, l'obligation de 10 ans offrant 2,6 % annuellement et le S&P 500 avec un rendement provenant des bénéfices atteignant 6,7 %. Et ce dernier placement vous procurera un revenu de dividendes d'au moins 2,1 % par année.


Présenté de cette façon, vous avez une bonne idée de l'attrait du marché boursier. La Bourse est toujours un véhicule de choix.


Reprise américaine


Cette conclusion est confirmée si on observe le contexte global. D'abord, les principales économies mondiales sont en croissance, en commençant par celle des États-Unis.


La principale déception sur l'échiquier mondial est l'économie de la Chine qui continue de ralentir, même si à plus de 7 % cette croissance demeure enviable.


Le principal ennemi de l'investisseur, l'inflation, demeure relativement maîtrisé. Au 31 juillet, l'indice des prix à la consommation était en hausse de 2,0 % aux États-Unis, ce qui laisse une bonne marge de manoeuvre à la Réserve fédérale américaine (Fed).


À ce sujet, il y a beaucoup de nervosité sur les marchés concernant la fin du programme d'assouplissement quantitatif monétaire de la Fed. La politique monétaire demeurera accommodante même lorsque la Fed cessera son programme d'achat d'obligations. Ce volet n'était qu'une initiative exceptionnelle dont l'économie américaine n'a probablement plus besoin.


Enfin, la confiance des consommateurs et des entreprises continue de s'améliorer, ce qui est un autre élément critique relativement à la poursuite de la croissance économique dans les prochaines années. Car, comme l'a déjà déclaré le quatrième président des États-Unis, James Madison, «la circulation de la confiance est encore plus importante que la circulation de l'argent».


Tout cela fait en sorte que les perspectives boursières demeurent intéressantes et favorables au cours des prochaines années.

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