Bienvenue chez Marc Bergevin, du Canadien de Montréal

Publié le 03/08/2013 à 00:00

Bienvenue chez Marc Bergevin, du Canadien de Montréal

Publié le 03/08/2013 à 00:00

LES AFFAIRES - Plus jeune, que rêviez-vous de devenir ?

Marc Bergevin - Docteur ou pilote d'avion.

L.A. - Qu'est-ce qui vous motive ?

M.B. - Mon but ultime est de bâtir une équipe championne. On n'est pas encore là, mais c'est ce qui me motive au quotidien.

L.A. - Ce que vous aimez le plus de votre travail ?

M.B. - Faire progresser les jeunes joueurs de hockey, les voir s'améliorer, évoluer et atteindre la Ligue nationale. Pour moi, c'est une belle motivation.

L.A. - Ce que vous aimez le moins de votre travail ?

M.B. - C'est sûr que les nombreux voyages sont difficiles. Souvent, on arrive tard, on voyage la nuit. Mais ça fait tellement longtemps que je fais ça, je suis habitué.

L.A. - Une journée typique de travail ?

M.B. - Je viens ici à Brossard. Habituellement, l'équipe s'entraîne le matin, alors j'arrive vers 8 h 30 - 9 h, puis j'ai une discussion avec Michel Therrien dans son bureau. Puis, vers 13 h, je me rends au Centre Bell pour faire plein de choses, dont faire des contacts avec d'autres équipes. Si le Canadien joue le soir, je reste toute la journée au Centre Bell. Sinon, je peux partir à 16 h ou à 18 h, ça dépend.

L.A. - Une journée typique de congé ?

M.B. - Il n'y a rien de typique dans mes journées de congé. L'hiver, si on a congé le dimanche, je vais visiter mes soeurs. L'été, comme directeur général, je n'ai pas beaucoup de journées de congé. Alors moi, les vacances, c'est surtout à la dernière minute.

L.A. - Votre boisson favorite ?

M.B. - J'aime un bon vin rouge.

L.A. - Quelle est votre petite bête noire ?

M.B. - Les retards. Dans notre milieu, ça demande beaucoup de discipline et de respect, alors pour moi, c'est très important.

L.A. - Comment célébrez-vous vos succès ?

M.B. - Je ne célèbre pas. J'apprécie le moment. Un exemple : en 2010, quand on a gagné la coupe Stanley [Marc Bergevin était alors avec les Blackhawks de Chicago], on a célébré le soir même, après ça c'était fini. La journée où on va amener la coupe Stanley à Montréal, là je vais célébrer.

L.A. - Quelle leçon de travail aimeriez-vous donner aux jeunes qui rêvent d'être un boss comme vous ?

M.B. - Rien n'est impossible ! Moi, je n'ai pas terminé mon cégep. Les choses les plus importantes dans la vie ne s'apprennent pas à l'école. Je crois que l'intuition et les habiletés avec les gens, c'est quelque chose de naturel que tu apprends dans la rue tous les jours.

L.A. - Qu'est-ce qu'on ne connaît pas de vous et qui pourrait nous surprendre ?

M.B. - Je suis une personne qui aime rire. Mais on pense que parce que je ris et que je m'amuse, je ne me fâche pas.

L.A. - Dans 100 ans, qu'aimeriez-vous que l'on dise de vous ?

M.B. - Que j'ai été un bon père de famille, que j'ai bien encadré mes enfants de façon à leur donner les meilleures chances de succès.

LE COMMENTAIRE DE JULIE BLAIS COMEAU

«Après avoir remporté la coupe Stanley à Chicago, M. Bergevin est allé la montrer à ses parents au cimetière. C'est vraiment un Québécois pure laine qui tricote la Sainte Flanelle! Sentimental originaire du quartier Pointe-Saint-Charles, à Montréal, élevé dans un modeste appartement au deuxième étage, Marc Bergevin est tout à l'image des partisans de l'équipe montréalaise. Ses valeurs - famille, respect et discipline - sont aussi les nôtres. Comme lui, je crois aussi que les raisons pour lesquelles un individu se voit offrir un emploi sont reliées à ses habiletés interpersonnelles.»

Visitez son bureau à lesaffaires.com

Vous trouverez l'intégralité du questionnaire et l'entrevue vidéo à LesAffaires.com/bureauduboss. Les vidéos seront offertes à partir des jeudis 20 juin (Nathalie Bondil), 4 juillet (Gilles Fortin), 18 juillet (Monique F. Leroux), 1er août (Marc Bergevin) et 15 août (Mélanie Dunn).

Série 4 de 5

Dans le bureau du boss

Êtes-vous curieux ? Nous, oui, et c'est pourquoi nous avons poussé la porte du bureau de dirigeants afin de les voir à l'oeuvre dans leur environnement naturel. Cinq au total : Nathalie Bondil, du Musée des beaux-arts de Montréal, Gilles Fortin, de Tristan, Monique F. Leroux, du Mouvement Desjardins, Marc Bergevin, des Canadiens de Montréal, et Mélanie Dunn, de Cossette. Cette série de rencontres est une idée de Julie Blais Comeau, spécialiste de l'étiquette au travail. C'est elle qui a élaboré le questionnaire et réalisé les entrevues. Voici des extraits de ces rencontres.

À suivre dans cette section


image

Communication interne

Mardi 27 novembre


image

Gestion de la formation

Mercredi 05 décembre


image

Contrats publics

Mardi 22 janvier


image

Santé psychologique

Mardi 22 janvier


image

Sommet Énergie

Mardi 29 janvier


image

ROI marketing

Mardi 29 janvier


image

Financement PME

Mercredi 30 janvier


image

Science des données

Mardi 12 février


image

Pénurie de talents

Mercredi 13 mars


image

Objectif Nord

Mardi 09 avril


image

Femmes Leaders

Mercredi 24 avril


image

Gestion agile

Mercredi 08 mai

À la une

Investir: «C’est le temps de garder plus de liquidités»

Conserver des liquidités n’est plus une garantie d’appauvrissement à Wall Street, croit David Kostin, de Goldman Sachs.

Pourquoi est-ce si difficile de donner?

BLOGUE INVITÉ. Quelques heures de bénévolat peuvent tout changer pour une personne, pour une cause.

CELI: le plafond passe à 6000$ en 2019

11:48 | Guillaume Poulin-Goyer

L’ARC vient de rendre publics les paramètres d’indexation du régime fiscal qui confirment la hausse du plafond du CELI.