1. Un huard fort dope les ventes en ligne aux États-Unis

Publié le 17/04/2010 à 00:00

1. Un huard fort dope les ventes en ligne aux États-Unis

Publié le 17/04/2010 à 00:00

Défi : Freiner l'exode des consommateurs causée par la force du dollar canadien

Les faits : Le dollar canadien s'échange à parité avec le dollar américain pour la première fois depuis 20 mois. Si les différences de prix persistent de part et d'autre de la frontière, on assistera à des fuites commerciales au profit des marchands américains.

Réaction : Chez Best Buy, l'ajustement n'a pas tardé. Plusieurs des best-sellers se détaillent au même prix ou moins cher au Canada qu'aux États-Unis, assure Patrick Lavoie, directeur, Marketing, de Best Buy Québec, avec une demi-douzaine d'exemples à l'appui dont des télés à écran géant Samsung.

Ce qui est vrai pour l'électronique l'est moins pour les livres. " La Loi 51 nous oblige à nous approvisionner chez les fournisseurs québécois qui nous facturent en dollars canadiens, fait remarquer Blaise Renaud, directeur commercial de Renaud-Bray. Nos fournisseurs n'ajustent pas les prix sur l'euro, car le phénomène est trop récent. "

Depuis la fin de décembre, le dollar canadien est passé de 0,63 euro à 0,74 euro, une appréciation de 17 %.

Si les prix ne bougent pas, des fuites sont à prévoir. " Sur un dollar dépensé en commerce électronique, 30 à 40 cents le sont ailleurs qu'au Canada, par exemple aux États-Unis, estime Sylvain Sénécal, titulaire de la Chaire de commerce électronique RBC Groupe Financier, de HEC Montréal. Si je le fais déjà et que je peux acheter plus de marchandises grâce à la parité, il n'y a pas de frein. "

Les récentes statistiques économiques donnent espoir aux commerçants québécois de connaître une meilleure année en 2010 que la précédente. Or, au cours des prochains mois, ils affronteront plusieurs vents contraires qui menacent la reprise de leurs ventes.

La TVQ augmentera deux fois en deux ans; les taux d'intérêt remonteront; l'appréciation du dollar canadien favorisera les achats aux États-Unis; le surendettement guette les ménages; le salaire minimum sera rehaussé, etc. Autrement dit, les défis sont nombreux, et les détaillants n'auront d'autre choix que de leur prêter une attention particulière s'ils veulent bonifier leurs marges mises à mal pendant la récession.

Les ventes au détail ont augmenté de 1,7 % au Québec en 2009, par rapport à une baisse de 1,4 % dans le reste du Canada, selon les dernières données de Statistique Canada.

Le Mouvement Desjardins prévoit une croissance des ventes au Québec de 3 % cette année et de 2,9 % l'an prochain. Les premiers chiffres de 2010 montrent une croissance robuste des ventes de magasins exploités depuis au moins un an par rapport à la même période l'an dernier, tant aux États-Unis qu'au Canada. La consommation compte pour 60 % du produit intérieur brut du Canada.

Dans les articles qui suivent, des experts décryptent les enjeux des prochains mois. Nous avons également demandé à plusieurs détaillants d'exposer leur stratégie pour y faire face.

andre.dubuc@transcontinental.ca

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