" Une loi du prix unique ferait baisser le prix des livres "


2 commentaires sur cet article.

Rédigé par Nemo le 02-04-2011

Une loi de prix unique irait à l'encontre de celle de la libre concurrence ! Si les librairies traditionnelles pensent perdre des ventes sur les grands succès, ils n'ont qu'à réduire leurs prix sur ces derniers quand ils arrivent sur le marché, période où les grandes chaînes les distribuent. S'il y avait une différence d'environ 2$, les consommateurs seraient moins tentés de faire le trajet, mais c'est souvent 10$ d'écart, ce qui devient énorme. Les éditeurs doivent aussi pratiquer des différences entre les versions papier et numérique. Il ne faut pas prendre les consommateurs pour des vaches à lait, un livre électronique revient bien moins cher à produire que sa version solide, et supprime beaucoup de facteurs intermédiaires. Bien sûr, le livre comme on le connaît aujourd'hui est loin d'être mort, il restera toujours un marché de puristes comme il en existe un pour les disques vinyls, un autre pour les CD, alors que les "MP3" sont là depuis un moment déjà. J'en profite pour mentionner en passant, qu'un fichier numérique est certes moins chaleureux qu'un produit que l'on peut toucher, mais il est tout de même beaucoup plus écologique !

Rédigé par acleroux le 04-09-2010

L'imposition d'un prix unique vise uniquement le maintient des petites librairies. C'est une subvention aux commerçants pour assurer leur survie, subvention financée par les consommateurs. Autrement dit, une taxe. La plupart des consommateurs qui visitent les grandes surfaces comme Costco ne visitent pas de librairies. Une augmentation du prix du livre bénéficierait aussi à ces grandes chaînes, au détriement des consommateurs. En fait, les consommateurs favorisent l'achat de livres dans les grandes chaînes parce que c'est plus pratique pour eux et c'est accessible. Les grandes surfaces participent à la démocratisation de la culture. L'augmentation des prix aura pour effet de réduire la consommation de livres. En plus, elle favorise les ménages à hauts revenus, ce qui est simplement élitiste. Internet (Amazon, Archambault et Indigo) et les livres électroniques profitent aux consommateurs et sont offerts dans toutes les agglomérations du Québec. Voilà qui est bien mieux qu'un réseau inadéquat de librairies maintenues sur un respirateur artifiel. Laissons le marché du livre dérèglementé. Vivement au Québec les prix pratiqués aux États-Unis!

Ajouter un commentaire (netiquette)

Inscrivez-vous ou identifiez-vous pour laisser un commentaire